• La Maison de la Gravure Méditerrannée propose,  les 14 et 15 janvier 2017, un stage de gravure, autour de la technique dite "Manière Noire", animé par Judith Rothchild,

     

    Rencontre avec une artiste : stage de "manière noire"

    Détail d'une de ses œuvres présentée à Avignon en 2013, lors de l'exposition "IMPRESSION(S), organisée par la MAC'A. (*)

    Technique de taille douce qui consiste à "grainer" l'ensemble de la surface d'une plaque de cuivre à l'aide d'un berceau, puis  de ramener les valeurs à l'aide d'un brunissoir :

    Rencontre avec une artiste : stage de "manière noire"

    Démonstration par Judith Rotchild dans le cadre de l'exposition "IMPRESSION(S)"

    Comme l'exemple ci-dessus le montre, cette technique permet d'obtenir des noirs intenses mais aussi un beau velouté dans le dégradé des gris.

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  • L'un de mes  artistes préférés, pour son regard si particulier, de l'ombre à la lumière, la sensualité des noirs, etc...

    Odilon Redon a été contemporain de Manet, Degas, Mallarmé, Baudelaire, Bonnard, Van Gogh, Gauguin, Picasso... Il arrive alors que l'impressionnisme a déjà illuminé la peinture et pourtant il ne va pas opter pour la couleur et sa "facilité" mais pour le noir ; et il ira jusqu'au bout du noir qui a rarement atteint cette intensité, ce souffle et cette densité. A voir ses estampes, j'en suis venue à regretter qu'il ait préféré la lithographie à l'eau forte et surtout à la manière noire. Il dit lui-même de ses lithographies qu'elles sont "étranges et s'adressent à des esprits de silence".

     

    Odilon Redon

    La Cellule d'or (vers 1892-1893)

     

     

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  • Le château musée de Tournon propose une rétrospective de l’œuvre de Marcel Gimond, enfant du pays, à travers des sculptures, dessins et photographies qui déroulent la carrière de l'artiste depuis les œuvres de jeunesse.

     

    Marcel Gimond "l'Art du Portrait"

    Si l'influence de ses deux principaux maîtres, Aristide Maillol et Auguste Renoir est perceptible, au fil de ces visages, il est évident que Marcel Gimond a cherché tout au long de sa carrière à fixer ce qu'il y avait de profondeur d'âme dans ses modèles, avec une légèreté empreinte de gravité, qui s'échappe des sourires discrets et des regards qui ne nous fixent pas et pourtant nous interpellent.

    Pour lui : « Ne faire que des têtes », c'est essayer de fixer « ce qu'il y a d'éternel dans chaque visage. » Exergue de l'exposition ICI

     

     

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  • J'avais choisi (*) de parler de l'adaptation du roman de Mary Webb, Precious Bane, que Claude Santelli avait fait en 1968, pour évoquer la disparition de Pierre Vaneck le 31 janvier 2010.

     

    Sarn - adaptation de Claude Santelli

    Claude Santelli filme lui-même les reflets de l'eau, reflets dont ne se contentait pas Prue (excellente Dominique Labourier), elle qui tentait de voir derrière... Tous les acteurs de ce téléfilm étaient formidables, il suffit de se reporter à la distribution pour s'en convaincre, ICI

    Pierre Vaneck y était Kester, le tisserand, personnage atypique lui aussi dans cette Angleterre rurale du XIXe siècle.

     

    Une vidéo de l'INA, http://www.ina.fr/video/CPF86637741

     

    J'avais pu aussi le voir sur scène, au festival d'Avignon, notamment dans Hamlet, mais le souvenir plus personnel que je garde de ce grand acteur se mêle au décès de ma sœur. J'ai croisé Pierre Vaneck dans le hall de l'aéroport d'Avignon alors que je partais pour Londres, en sachant déjà qu'elle était perdue. J'ai failli lui demander quelque chose, un mot, une pensée pour elle, je n'ai pas osé. C'est cette image de lui que je garde, même si elle n'efface pas celle de l'acteur.

     

    (*)sur mon blog supprimé "Encrer le Monde"


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  • La spirale de la vie

     

    "Les variations progressives du rayon combinées avec le mouvement périphérique transforment le cercle en spirale. De l'accroissement du rayon résulte la spirale de vie. Le raccourcissement du rayon amenuise de plus en plus la révolution, et le beau spectacle rétrograde jusqu'au point où il s'anéantit. Le mouvement n'est plus infini, si bien que la question du sens reprend son importance. Celui-ci décide ou bien d'une évasion centrifuge vers une liberté croissante de mouvement, ou bien la soumission croissante à un centre qui finit par tout engloutir.
    C'est là une question de vie ou de mort, et la décision dépend de la petite flèche."

    Paul Klee - "Théorie de l'Art moderne"


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