• L'art et les artistes

    Cette rubrique prendra la suite de mon blog  "Échappées de Lumière"

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    Il semble tout à fait banal de parler de congés payés en plein mois d'août, alors qu'une grande partie des Français sont en vacances et pour certains en villégiature quelque part dans l'hexagone ou à l'étranger, mais il y a un siècle c'était encore une utopie chez nous. Si l'idée de vacances est apparue en Europe au début du XXe siècle, il faudra attendre 1936 pour que les salariés français bénéficient de leurs premiers congés payés, pour 15 jours, à l'époque c'était beaucoup.

    Pourtant ce n'est qu'après la guerre que Fernand Léger, au retour de son exil, célèbrera " les Loisirs"  et les congés payés dans sa toile en hommage à Louis David,

     

    Les "congés payés" à travers la toile "les loisirs" de Fernand Léger

    Centre Pompidou  Huile sur toile 154 x 185 cm 1948 - 1949

    Héritier des constructivistes soviétiques et du cubisme, il a su développer son propre style pictural tout à la célébration du modernisme, à l'époque associé au progrès et notamment au progrès social. Cette œuvre célèbre à la fois le très classique David, dont on fêtait le bicentenaire de la naissance, et l'idéal de liberté et de fraternité auquel Fernand Léger était très attaché. Avec un souci de clarté et la volonté de créer une œuvre lisible par tous, il veut tout de même s'inscrire dans une culture artistique en introduisant des codes issus de la grande tradition de la peinture.  

    Contribution au "Tableau du samedi" du 10 août 2019 sur le blog de Lady Marianne.


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  • La ville d'Arles doit beaucoup à ce peintre originaire pourtant des Pays de Loire. Dans ma recherche sur les Alyscamps(1), l'un des joyaux de la ville, j'ai redécouvert les peintures de Léo Lelée, notamment une toile représentant les promeneurs le long des allées des "Champs Elysées" arlésiens.

    Pour le "tableau du samedi" j'ai choisi la sortie de l'église, devant Saint Trophime, autre joyau de l'art roman arlésien,

    Léo Lelée LE peintre d'Arles

    La sortie de Saint-Trophime Leopold Lelée — Travail personnel

    Extrait de l'ouvrage de Jules Charles-Roux : Le costume en Provence, tome II, page 176. Wikipedia

    En effet, la contribution de Léo Lelée au costume de l'Arlésienne a été décisive. Contacté par Frédéric Mistral au tout début du XXe siècle, c'est lui qui va dresser le code du costume, dans les plus petits détails, dont l'emblématique ruban dans les cheveux, ou plutôt sur les cheveux. Grâce à lui ce patrimoine a été sauvé à un moment où le costume traditionnel commençait à disparaître.

    Pour être plus précise, le costume de l'Arlésienne n'est pas celui de "tous les jours", c'est un costume de fête, porté par des élégantes, notamment le 1er mai lors des la fête des "gardians". Le costume plus populaire était sans doute plus proche de celui de la "comtadine"... Mais c'est un avis tout personnel.

    La peinture de Léo Lelée, et plus encore ses illustrations, dont ses célèbres farandoles d'Arlésiennes, est très influencée par l'art nouveau.

    Léo Lelée LE peintre d'Arles

    https://www.francetvinfo.fr/culture/arts-expos/peinture/leo-lelee-inlassable-dessinateur-des-farandoles-d-arlesiennes_3362629.html

     


    On peut voir ses oeuvres au Musée Arlaten d'Arles et au Musée-Ecole de la Perrine à Laval 

     

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    (1) sur mon blog "Les Flâneries de Fardoise" :

    http://baruler.eklablog.com/les-alyscamps-arles-a166928992

    (2) le costume traditionnel en Provence :

    http://fardoise.eklablog.com/de-la-parure-ii-le-costume-traditionnel-exemples-dans-le-comtat-et-en--a108955896

     


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  • Pour ma participation de ce jour au challenge du "tableau du samedi", et pour suivre Lady Marianne, même s'il s'agit d'un thème libre, j'ai choisi de parler des femmes, des femmes au travail, plus particulièrement pendant la seconde guerre mondiale, où on le sait, les femmes ont pris toute leur part dans l'effort de guerre en Grande Bretagne,

    Les femmes dans l'effort de guerre

    Huile sur toile - 1943 - Imperial War Museum - Wikipedia

     

    Ici, la femme est identifiée, il s'agit de : "Ruby Loftus vissant un manchon de culasse",  une jeune ouvrière travaillant dans une usine d'armement. Il me semble que c'est un plus que cette travailleuse soit sortie de l'anonymat... La peinture est très réaliste, proche des œuvres de propagande, elle n'est pas faite pour dénoncer des conditions de travail, mais pour montrer l'engagement dans une démarche nationale, l'effort de guerre. Si le travail est dur, les femmes du tableau ne semblent pas souffrir, et Ruby Loftus est concentrée sur le désir de bien faire.  

    Il s'agit de l’œuvre la plus connue de Laura Knight (1877-1970)  peintre et graveuse britannique.

     

     


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  • Pour le challenge du "Tableau du samedi" avec Lady Marianne, j'ai choisi un peintre établi en Normandie et qui a souvent peint les Andelys, le château Gaillard : René Sautin

     

    Petit détour par la Normandie de René Sautin

    René SAUTIN (1881-1968) - les ruines du Château-GAILLARD

    les Amis de l'Ecole de Rouen

    "René Sautin naît à Montfort-sur-Risle en 1881. Il entre aux Beaux-Arts de Rouen dans l’atelier de peinture du peintre Philippe Zacharie, puis à Paris dans l’atelier Ferrier où il reçoit les conseils d’Albert Lebourg, natif du même village. Il entre ensuite aux Indépendants avec Signac et Luce." Art en Seine

     Il se fixe aux Andelys en 1911 et peindra très souvent ce lieu, composant à chaque fois une nouvelle œuvre.

    Bouleversé par la seconde guerre mondiale, il fera évoluer son style,  ses dessins se cernent de noir. Il représentera les ruines provoquées par les bombardements dans une série d'aquarelles.

     

    Le musée Municipal Nicolas POUSSIN des Andelys lui a consacré une rétrospective en 2018.

     

     


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    Le" Paris" d'Albert Marquet

    La Seine et le chevet de Notre-Dame (1902, huile sur toile, 54 × 72,5 cm, musée d'Art moderne de Troyes.) Wikipedia

     

     

    Albert Marquet (1875 - 1947) a beaucoup peint Paris, il le peignait le plus souvent depuis les fenêtres et balcons de ses divers appartements.  D'où ces vues aériennes et souvent des mêmes endroits. Il a beaucoup peint Notre Dame, le Pont Neuf... Réfractaire aux "écoles" et aux classifications, il a su développer  son style personnel entre post-impressionnisme et fauvisme. 

    Il a aussi peint ailleurs, au cours de séjours dans d'autres régions de France et à l'étranger, mais il reste l'un des peintres de Paris. A la suite de Monet, il recherchait les ambiances, comme ici une lumière très particulière. Plusieurs de ses toiles figurent au catalogue de musées locaux, j'ai choisi celui-ci car il se trouve dans le très beau musée d'Art moderne de Troyes.

    Le thème de ce samedi : "Paris" sur le blog de Lady Marianne.


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