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    Les fruits de Louise Moillon

     Nature morte aux cerises, fraises et groseilles (1630) Norton Simon Museum

    Je cherchais une nature morte aux cerises, des cerises d'une variété bien particulière, des blanches, celles que l'on nomme "Napoléon". Bien sûr à l'époque du tableau elles devaient porter un autre nom, peut-être s'agit-il d'une autre espèce. Et grâce à l'ouvrage de la collection Citadelles, consacré aux natures mortes, j'ai trouvé plusieurs tableaux de Louise Moillon et j'ai choisi celui-ci pour les cerises justement. Peut-être aussi pour les groseilles à maquereau qui n'ont plus trop la cote aujourd'hui.

    Née fin 1609 à Paris, dans une famille d'artistes de confession protestante, Louise Moillon s'est fait une réputation dans le genre de la Nature Morte. Un peu à la manière des artistes des Pays Bas, elle se fait la représentante d'une certaine simplicité, pour ne pas dire austérité. Voulant rester fidèle à sa foi de naissance, elle a voulu représenter "la vie silencieuse". Bien qu'elle ait épousé un riche marchand, et qu'elle ait pu mener une vie "bourgeoise", elle a peint toute sa vie.

    Le musée du Louvre possède plusieurs de ses toiles.

    Sur Wikipedia

    Pour le Tableau du Samedi, sur le thème, "Les fruits de saison dans la Nature Morte"

    Le samedi,on présente un tableau en quelques mots en disant pourquoi il nous plaît ou nous émeut, ou nous trouble. Et voila.
    Vous n'avez pas fait les beaux arts ? moi non plus, on parle d'émotions,deux mots sur le peintre, et on partage.

     en souvenir de Lady Marianne

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  • Un mois et demi de confinement, certain.e.s en profitent pour rattraper tout ce qu'ils.elles n'ont pas pu faire avant et sont donc très actifs.ves. Ce n'est pas mon cas. Je l'ai été un peu au tout début, et j'ai même fait de la confiture, avec ce que je trouvais alors, pas encore les fraises, mais j'avais goûté une confiture de gingembre cet hier, et j'ai eu envie d'en faire. J'ai trouvé du gingembre et j'ai choisi de le marier à des pommes, que l'on trouve encore, à raison de 60gr de gingembre pour 1kg de pommes (pesé.e.s épluché.e.s) et 500gr de sucre roux, le tout bio. 3 pots, mais c'est bien suffisant pour ma consommation.

    En attendant de faire les confitures de printemps, j'attends surtout les abricots, cela s'apparente plutôt à une confiture d'automne-hiver et c'est pourquoi j'ai choisi ce tableau de Miriam Peters Rouyer,

     

    Nos activités de confinement pour le Tableau du samedi

    Les confitures d'automne

    Elle déclare : "J'ai travaillé pendant 9 mois sur ce tableau, les hauts des pots de confitures étaient difficiles, il est resté pendant 2 ans sur mon chevalet, j'étais obligée de faire d'autres toiles pour me défaire un peu de toutes ces transparences....mais je suis si contente d'avoir persévéré, je l'adoooore!" Je l'aime beaucoup moi aussi. Pour m'être moi aussi essayée aux transparences et aux fruits en peinture, j'admire beaucoup ce tableau, et je comprends que l'on puisse en être captivé.e. 

    Miriam Peters Rouyer est originaire des Pays Bas. Elle peint à l'huile et a choisi à présent la peinture à l'huile diluable à l'eau. Sa peinture est très réaliste, à en être bluffante, comme celle que j'ai choisie. J'apprécie ses choix de couleurs et la recherche de la lumière. Je vous renvoie à son blog pour plus d'informations et voir le large panel de ses inspirations. 

    https://petersmiriam.blogspot.com/

    Merci à elle d'avoir accepté que je publie une reproduction de sa toile " les confitures d'automne".

     

    Pour le tableau du samedi, sur le thème de :

    Nos activités de confinement

     

     

    Le samedi,on présente un tableau en quelques mots en disant pourquoi il nous plaît ou nous émeut, ou nous trouble. Et voila.
    Vous n'avez pas fait les beaux arts ? moi non plus, on parle d'émotions,
    deux mots sur le peintre, et on partage.
    en souvenir de Lady Marianne
     

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    PS... j'ai évoqué une activité plutôt occasionnelle, en fait je suis plutôt devant les écrans, mais en peinture cela ne donne rien

    Dans mon article de présentation, ICI, j'avais un peu mélangé les dates, je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas en ce moment, et j'ai donc rectifié, il s'agit bien du 25 avril et non du 23, mille excuses.


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    Le thème du tableau de ce samedi est, confinement oblige,

    Par la fenêtre ouverte

     

    Qui, mieux qu'Edward Hopper nous parle du confinement ? Les fenêtres peuvent être ouvertes, elles n'offrent pas vraiment une ouverture vers l'extérieur. La solitude et l'isolement des personnages reste étouffante.

     

     

    Les fenêtres d'Edward Hopper

    Hotel by a railroad, 1952 Pinterest

     

     

    "Peintre de la mélancolie, Edward Hopper habite le silence et la solitude comme personne."

    Edward Hopper, peintre de la solitude une vidéo sur Facebook

     

    Les fenêtres d'Edward Hopper

    Morning Sun, 1952, © Columbus Museum of Art, Columbus, OH, US - https://www.barnebys.fr/blog/

     

    Ce n'était pas mon premier choix, je voulais opter pour un tableau de la période du fauvisme avec des couleurs vives et un beau paysage, si possible maritime... Et puis, je suis tombée sur des œuvres d'Edward Hopper que je n'ai pas encore pu évoquer dans cette rubrique du "tableau du samedi". Un peintre majeur de notre époque et ses toiles trouvent un écho tout particulier à notre isolement actuel, comme un signe prémonitoire.

     

    Le samedi,on présente un tableau en quelques mots en disant pourquoi il nous plaît ou nous émeut, ou nous trouble. Et voila.
    Vous n'avez pas fait les beaux arts ? moi non plus, on parle d'émotions, deux mots sur le peintre, et on partage.

     en souvenir de Lady Marianne

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     PS, j'ai modifié ma publication, car j'ai eu des doutes à propos du tableau que j'avais publié, intitulé Edward et Jo Hopper, je ne le retrouve pas dans les listes attribuées à l'artiste, le blog qui le publie ne cite pas ses sources. Heureusement un contact Facebook m'a soufflé la solution :

    https://www.georgedeem.org/search/view/Edward-and-Jo-HopperExcursion-into-Philosophy-1995-01-01


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    Fêter le printemps, suite, "les Pivoines" Carlo Perugini

    Peonies 1887 Oil on canvas 77,4 x 59 cms | 30 1/4 x 23 ins Walker Art Gallery | Liverpool | United Kingdom

    https://www.artrenewal.org/artists/charles-edward-perugini/347

     

    "Carlo Perugini est né à Naples, mais il vivait avec sa famille en Angleterre de l'âge de six à dix sept ans. Il a été formé en Italie sous Giuseppe Bonolis et Giuseppe Mancinelli, et à Paris sous Ary Scheffer. Il est devenu un protégé de Lord Leighton, qui l'a ramené en Angleterre en 1863." Wikipedia

    Il a acquis la notoriété de son vivant sous le nom de Charles Edward Perugini. Très prolixe il a peint un grand nombre de tableaux, représentant surtout des femmes, souvent sévères ou songeuses, que ce soient des portraits, des allégories, des scènes pseudo-historiques.  J'ai découvert ce tableau là grâce à un contact sur Facebook(*).  J'en avais choisi un autre, contemporain, mais j'aime trop ce portrait... et les pivoines, l'une des mes fleurs de printemps préférées, avec le lilas.

    Je reste fidèle aux peintres britanniques, même si ici, il l'est d'adoption, son style est très représentatif de la période victorienne.

     

    Pour le tableau du samedi, en souvenir de Lady Marianne,

    retrouvez les autres participations sur le blog de Lilou : Lilou soleil

     

    (*) Bernadette Lambotte : https://www.facebook.com/profile.php?id=1000136447680


     

     

     

     


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  • En ces temps de confinement j'ai eu envie de fêter le printemps, l'ode à la vie, en citant « Le Printemps »  de Michel Fugain :

    "Vive la vie et vive le vent, et vive le printemps"

    Alors j'ai cherché entre allégorie du printemps, dont celle de Botticelli, c'est à lui que j'ai pensé en premier lieu, mais je savais qu'il tenterait quelqu'un d'autre, c'est le cas de Lilou, et sur son blog vous pourrez trouver les liens vers les autres participations. 

    Et puis il y a les illustrations du printemps, on en trouve un grand nombre et sous toutes ses formes, mais principalement les fleurs. Et je suis tombée sur ce tableau de John William Waterhouse, qui correspond tout à fait à ce que je voulais exprimer avec ce thème, et pardon si je remue le couteau dans la plaie, c'est ce que nous voudrions tellement pouvoir faire en ce moment,

     

    Eloge du printemps et de la vie pour le tableau du samedi

    Une chanson de printemps - 1913 - donc vers la fin de sa vie - Collection particulière

     

    Tout est là, une belle nature qui reverdit et fleurit, la joie de se découvrir pour profiter des premiers vrais soleils, ramasser les fleurs, jouer de la flute et sans doute chanter aussi... La vie quoi !

    "John William Waterhouse (6 avril 1849 - 10 février 1917) est un peintre britannique proche du style et des sujets des préraphaélites, connu pour ses tableaux inspirés de la mythologie et de la littérature." Là, pour une fois, il s'éloigne de ses sujets de prédilection pour un tableau léger et d'une grande douceur.

    Toutes ses œuvres sur Wikipedia aussi : 

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_peintures_de_John_William_Waterhouse

     

     

    Pour le tableau du samedi, et poursuivre l’œuvre de Lady Marianne

    Le samedi,on présente un tableau en quelques mots en disant pourquoi il nous plaît ou nous émeut, ou nous trouble. Deux mots sur le peintre, et on partage. Et voilà ! 

     

     

     

     


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    C'était mieux avant : la montagne au XIXe siècle

    Caspar David Friedrich, Le Voyageur devant une mer de brouillard, 1818

     

    Oui la montagne c'était mieux avant, à l'époque peu de monde sur les sommets, et on y montait en redingote. Aujourd'hui il y a même des embouteillages sur le toit du Monde, les glaciers reculent...

     

    Caspar David Friedrich se singularise au XIXe siècle par ses compositions, comme ici le personnage de dos qui contemple le paysage.

    "Friedrich s’inscrit dans le romantisme allemand : il peint une nature grandiose, sublime, inquiétante, dont les forces dépassent l’homme et révèlent son caractère tourmenté. Brumes, tempêtes, éperons rocheux et gouffres sont autant de sujets métaphysiques. Le personnage vu de dos intervient alors dans le tableau comme un relais privilégié du spectateur. Il agit dans deux sens exactement opposés : dans l’un, il projette le spectateur dans l’image et le met à la place du personnage ; dans l’autre, il le sépare irrémédiablement du paysage puisque le point de vue du spectateur est déjà occupé. La figure de dos rejoint alors un questionnement très contemporain : celui de la place du spectateur."

    "C’était mieux maintenant : Elina Brotherus et le personnage vu de dos" By Bruno Dubreuil Oct 14, 2014

     

    Pour le tableau du samedi que Lady Marianne nous proposait chaque semaine et que nous poursuivons en souvenir de son dynamisme et son investissement, sur le thème cette semaine encore "c'était mieux avant"

    Le samedi,on présente un tableau en quelques mots en disant  pourquoi il nous plaît ou nous émeut, ou nous trouble. Et voila.
    Vous n'avez pas fait les beaux arts ? moi non plus, on parle d'émotions,
    deux mots sur le peintre, et on partage

     

     

     

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    Le thème "c'était mieux avant", à part pour les vieux ronchons, ou plutôt surtout pour eux(*), est relié à l'idéalisation du passé et tous les mythes sur le paradis perdu... perdu souvent à cause d'une femme d'ailleurs. Et j'ai rapproché deux tableaux d'Odilon Redon, l'un de mes peintres préférés, qui a beaucoup évoqué les allégories, 

     

    Pour le tableau du samedi, le mythe du paradis perdu

     

    deux femmes dans leur nudité évoquent à gauche le printemps et à droite Pandore, celle par qui le malheur est arrivé dans la mythologie gréco-romaine.

    Odilon Redon - Le Printemps, 1883  Musée des Beaux-Arts Pouchkine, Moscou, Russie -

    http://benita-musee.blogspot.com/ ( n'ayant jamais vu l'original, j'ai choisi cette représentation, en espérant qu'elle est fidèle) 

    Pandore (1914), huile sur toile, New York, Metropolitan Museum of Art.

     

    Deux œuvres éloignées dans le temps mais font partie de celles qui sont lumineuses, colorées en douceur, et dégagent une vraie sensualité. On sait qu'Odilon Redon a su aussi produire des œuvres sombres, et même très sombres, notamment dans ses gravures. Ainsi, le printemps peut   symboliser cette idée de bien être, de ces temps que l'on peut regretter, en quelque sorte le paradis sur Terre ;  et Pandore, la femme qui dans son innocence a ouvert la boîte qui contenait tous les maux de la terre et les a laissés se répandre. 

    En plus de l'idéalisation et du mythe, certains considèrent aussi, qu'après cette période l'art a sombré dans le chaos de l'abstraction, et que d'une certaine manière les symbolistes, encore plus les impressionnistes, sont les derniers avec qui la peinture "c'était mieux avant." A moins que ce ne soit le début de la déconstruction ?

     

    (*) on peut leur conseiller le livre de Michel Serres "C'était mieux avant" et il répond non bien sûr.  http://www.lacauselitteraire.fr/c-etait-mieux-avant-michel-serres

     

    Pour le tableau du samedi :

    Le samedi,on présente un tableau en quelques mots en disant pourquoi il nous plaît ou nous émeut, ou nous trouble. Et voila.
    Vous n'avez pas fait les beaux arts ? moi non plus, on parle d'émotions,
    deux mots sur le peintre, et on partage.

    En souvenir de Lady Marianne qui a porté ce challenge sur son blog,

    retrouvez les autres propositions sur le blog de Lilou - Lilou Soleil

     


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    Tempête par Michèle Franck

     

    Une œuvre contemporaine qui rend l'effet et l'impression de la tempête. Michèle Franck découvre la peinture en 1980 et travaille en autodidacte. Intéressée surtout par le travail de la matière, elle utilise tous les média et supports. Par la couleur et une peinture gestuelle, elle recherche la spontanéité et l'expression des sentiments.

    http://www.frank-wiroth.lu

     

    Pour le tableau du samedi, sur le thème des tempêtes,

    Le samedi,on présente un tableau en quelques mots en disant pourquoi il nous plaît ou nous émeut, ou nous trouble. Et voila.
    Vous n'avez pas fait les beaux arts ? moi non plus, on parle d'émotions,
    deux mots sur le peintre, et on partage.

     en souvenir de Lady Marianne

     

     

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