• Pour le "tableau du samedi", j'ai choisi de faire un tour parmi les peintres écossais, et que j'ai découverts grâce à la Toile (Facebook en l’occurrence) , à travers une aquarelle d'Arthur Melville. 

    Né en 1855 en Ecosse, il vient en France en 1878 où il développe son talent d'aquarelliste. Il est connu surtout pour sa période orientaliste et c'est justement une aquarelle de cette époque que j'ai choisie,

     

    Un petit tour parmi les peintres écossais, 1 : Arthur Melville

     

    Les  "National Galleries" d'Ecosse font bien les choses en indiquant en note les référence de la peinture

    On peut s'y intéresser comme on le ferait d'un carnet de voyage avec ici une scène saisie sur le vif, si l'on peut dire, puisqu'elle montre un homme qui attend près du cheval, que l'on pense être celui du sultan, à peine assis, prêt à bondir... Combien de temps était-il obligé d'attendre ainsi, au soleil en plus ?

    Tout un monde saisi par le peintre grâce à l'aquarelle qui permet la rapidité. 

    Si Arthur Melville a peint des sujets plus romantiques ou plus simples, comme le célèbre champ de choux,  "A Cabbage Garden 1877", ses aquarelles sont tout simplement remarquables et certaines sont très modernes. 

     sa biographie http://www.exploreart.co.uk/artist_display.asp?SF1=sort_name&ST1=MELVILLEARTHUR

     

     

    Le tableau du samedi chez Lady Marianne 

    en lui souhaitant un prompt rétablissement


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    Il semble tout à fait banal de parler de congés payés en plein mois d'août, alors qu'une grande partie des Français sont en vacances et pour certains en villégiature quelque part dans l'hexagone ou à l'étranger, mais il y a un siècle c'était encore une utopie chez nous. Si l'idée de vacances est apparue en Europe au début du XXe siècle, il faudra attendre 1936 pour que les salariés français bénéficient de leurs premiers congés payés, pour 15 jours, à l'époque c'était beaucoup.

    Pourtant ce n'est qu'après la guerre que Fernand Léger, au retour de son exil, célèbrera " les Loisirs"  et les congés payés dans sa toile en hommage à Louis David,

     

    Les "congés payés" à travers la toile "les loisirs" de Fernand Léger

    Centre Pompidou  Huile sur toile 154 x 185 cm 1948 - 1949

    Héritier des constructivistes soviétiques et du cubisme, il a su développer son propre style pictural tout à la célébration du modernisme, à l'époque associé au progrès et notamment au progrès social. Cette œuvre célèbre à la fois le très classique David, dont on fêtait le bicentenaire de la naissance, et l'idéal de liberté et de fraternité auquel Fernand Léger était très attaché. Avec un souci de clarté et la volonté de créer une œuvre lisible par tous, il veut tout de même s'inscrire dans une culture artistique en introduisant des codes issus de la grande tradition de la peinture.  

    Contribution au "Tableau du samedi" du 10 août 2019 sur le blog de Lady Marianne.


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    Pour ce samedi, et le tableau que l'on présente grâce à Lady Marianne, j'ai choisi de reparler d' Ibrahim Shahda et de présenter une nature morte,

     

    Les coquelicots - Ibrahim Shahda

     

    sa manière y est présente, et ses coquelicots sont "vivants" et tout se débat dans cette toile, comme dans ses grands portraits par lesquels j'ai découvert sa peinture. Je leur ai consacré un article ICI.

    Le peintre Ibrahim Shahda, français d'origine égyptienne, après des études à l'école d'art du Caire, s'établit dans le sud de la France, notamment à Carpentras, et c'est lors d'une exposition à Avignon que je l'ai découvert.  Dans la lignée d'un certain expressionnisme, il a réinterprété le portrait, mais aussi, comme ici, la nature morte, avec comme Manet, le choix audacieux d'un fond noir pour des fleurs...

     

    Un site pour découvrir son œuvre :

    http://www.enkiri.com/shahda/shahda_f.html

     

    et puis... les coquelicots...

     

     

     


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  • La ville d'Arles doit beaucoup à ce peintre originaire pourtant des Pays de Loire. Dans ma recherche sur les Alyscamps(1), l'un des joyaux de la ville, j'ai redécouvert les peintures de Léo Lelée, notamment une toile représentant les promeneurs le long des allées des "Champs Elysées" arlésiens.

    Pour le "tableau du samedi" j'ai choisi la sortie de l'église, devant Saint Trophime, autre joyau de l'art roman arlésien,

    Léo Lelée LE peintre d'Arles

    La sortie de Saint-Trophime Leopold Lelée — Travail personnel

    Extrait de l'ouvrage de Jules Charles-Roux : Le costume en Provence, tome II, page 176. Wikipedia

    En effet, la contribution de Léo Lelée au costume de l'Arlésienne a été décisive. Contacté par Frédéric Mistral au tout début du XXe siècle, c'est lui qui va dresser le code du costume, dans les plus petits détails, dont l'emblématique ruban dans les cheveux, ou plutôt sur les cheveux. Grâce à lui ce patrimoine a été sauvé à un moment où le costume traditionnel commençait à disparaître.

    Pour être plus précise, le costume de l'Arlésienne n'est pas celui de "tous les jours", c'est un costume de fête, porté par des élégantes, notamment le 1er mai lors des la fête des "gardians". Le costume plus populaire était sans doute plus proche de celui de la "comtadine"... Mais c'est un avis tout personnel.

    La peinture de Léo Lelée, et plus encore ses illustrations, dont ses célèbres farandoles d'Arlésiennes, est très influencée par l'art nouveau.

    Léo Lelée LE peintre d'Arles

    https://www.francetvinfo.fr/culture/arts-expos/peinture/leo-lelee-inlassable-dessinateur-des-farandoles-d-arlesiennes_3362629.html

     


    On peut voir ses oeuvres au Musée Arlaten d'Arles et au Musée-Ecole de la Perrine à Laval 

     

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    (1) sur mon blog "Les Flâneries de Fardoise" :

    http://baruler.eklablog.com/les-alyscamps-arles-a166928992

    (2) le costume traditionnel en Provence :

    http://fardoise.eklablog.com/de-la-parure-ii-le-costume-traditionnel-exemples-dans-le-comtat-et-en--a108955896

     


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  • Pour ma participation de ce jour au challenge du "tableau du samedi", et pour suivre Lady Marianne, même s'il s'agit d'un thème libre, j'ai choisi de parler des femmes, des femmes au travail, plus particulièrement pendant la seconde guerre mondiale, où on le sait, les femmes ont pris toute leur part dans l'effort de guerre en Grande Bretagne,

    Les femmes dans l'effort de guerre

    Huile sur toile - 1943 - Imperial War Museum - Wikipedia

     

    Ici, la femme est identifiée, il s'agit de : "Ruby Loftus vissant un manchon de culasse",  une jeune ouvrière travaillant dans une usine d'armement. Il me semble que c'est un plus que cette travailleuse soit sortie de l'anonymat... La peinture est très réaliste, proche des œuvres de propagande, elle n'est pas faite pour dénoncer des conditions de travail, mais pour montrer l'engagement dans une démarche nationale, l'effort de guerre. Si le travail est dur, les femmes du tableau ne semblent pas souffrir, et Ruby Loftus est concentrée sur le désir de bien faire.  

    Il s'agit de l’œuvre la plus connue de Laura Knight (1877-1970)  peintre et graveuse britannique.

     

     


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