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    Le tableau du samedi : tempêtes par le maître des marines : Joseph Vernet

    Tempête de mer avec épaves de navires 1770 Collection de peintures de l'État de Bavière - Wikipedia

     

    Plusieurs bateaux en difficulté, l'un d'eux s'est fracassé sur les rochers, les passagers et l'équipage tentent de sauver ce qui peut l'être. L'une des nombreuses  tempêtes peintes par Joseph Vernet, le maître des marines, à qui Louis XV  avait même passé commande de 24 tableaux représentant les ports français, seul 15 seront réalisés.

    J'ai choisi ce peintre car il est avignonnais de naissance et une importante collection est conservée au musée Calvet, des toiles aussi impressionnantes par leur taille que par la maîtrise du peintre.

    Autre curiosité, conservée au musée Calvet justement, une peinture de son petit fils, Horace Vernet,

    Joseph Vernet attaché à un mât étudie les effets de la tempête :

    Le tableau du samedi : tempêtes par le maître des marines : Joseph Vernet

     

     

     

     

     

     

     

    Je n'ai trouvé qu'une mauvaise reproduction, ce tableau est visible sur le site du musée Calvet 

     

     

    The World's Best Photos of avignon and painting

     

    Pour le tableau du samedi, sur le thème

    les tempêtes – en Bretagne, en mer, et ailleurs

    Le samedi,on présente un tableau en quelques mots en disant pourquoi il nous plaît ou nous émeut, ou nous trouble. Et voila.
    Vous n'avez pas fait les beaux arts ? moi non plus, on parle d'émotions,
    deux mots sur le peintre, et on partage.

     en souvenir de Lady Marianne

     

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    Mardi Gras vu par Paul Cézanne pour le Tableau du samedi

    Paul Cézanne Mardi gras, 1888

     

    Je suis heureuse d'avoir trouvé ce tableau de Cézanne, avec ce thème de l'Arlequin et du Pierrot, thème que je ne pensais pas trouver dans son œuvre. S'il fait partie de mon panthéon de la peinture, Cézanne n'est pas pour autant un peintre festif et ces deux personnages ne le sont pas vraiment. Je me demande s'il ne les a pas choisi pour satisfaire son penchant pour la construction géométrique, évidente ici, en y ajoutant la difficulté des losanges sur le costume de l'Arlequin.

     "Le Mardi Gras monumental de 1888 réunit Cézanne fils et Louis Guillaume, en Arlequin et Pierrot, pas seulement comme des acteurs sur une scène mais en tant qu’eux-mêmes. Le tableau fut soigneusement préparé par des esquisses exécutées minutieusement ; et si à première vue le résultat final semble plutôt raide, à y regarder de plus près, il est riche en résonances et sa surface est animée."

    Pavel Machotka - Société Paul Cézanne

     

    Nous sommes ici dans la célébration du Mardi Gras, où l'on se déguise en famille, et où on pouvait se promener dans la rue, avec notamment des flambeaux. Mais il ne s'agit pas du Carnaval, fête collective dument préparée et où s'incrustent des traditions locales souvent très anciennes.

     

    Mardi Gras vu par Paul Cézanne pour le Tableau du samediLe thème proposé pour cette semaine pour le tableau du samedi était en effet,

                      Mardi gras et carnavals

     En hommage à Lady Marianne qui a porté ce défi sur son blog,

    retrouvez les autres participations sur le blog de Lilou,

            Lilou Soleil

     

     

     

    NB, j'ai choisi ce thème non seulement car nous sommes dans la semaine du Mardi Gras, mais aussi dans la période des carnavals, compromis cette année par une psychose dument entretenue à propos d'un virus autour duquel on entend tout et n'importe quoi. Des carnavals ont déjà été annulés... Je n'ai pas de mots pour décrire ma désolation face à ce déchaînement de manque de discernement qui ne peut que provoquer la panique. 

     

     


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    Le baiser le plus acrobatique de l'histoire de l'art : Marc Chagall, L'anniversaire, 1915

     

    "Marc Chagall nous offre le baiser le plus acrobatique de l'histoire de l'art : l'homme contorsionne sa tête de façon irréelle pour embrasser sa fiancée. Chagall a réalisé L'anniversaire à l’âge de 28 ans, en 1915, pour se dépeindre avec son grand amour Bella Rosenfeld, qu’il a épousée la même année. Chagall écrira plus tard que leur amour a débuté au premier regard, pour se poursuivre pendant 35 ans. Chagall est un vrai conteur d'histoires, les personnages flottants et les couleurs vives sont des éléments récurrents dans sa peinture. L'œuvre est située au MoMa à New York." Barnebys Magazine

     

    Pour le tableau du samedi, le thème éternel de l'amour : "l'amour toujour l'amour, le baiser en peinture"

    Le samedi,on présente un tableau en quelques mots en disant pourquoi il nous plaît ou nous émeut, ou nous trouble. Et voila.
    Vous n'avez pas fait les beaux arts ? moi non plus, on parle d'émotions, deux mots sur le peintre, et on partage.

     en souvenir de Lady Marianne

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    il y aura sans doute des doublons... mais tant pis. Et bien non, pas de doublons, n'est-ce pas merveilleux ?

     

     


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    Au départ de ma recherche une œuvre entrevue dans le film "Orgueil et Préjugés" sorti en 2005

    Le voile qui dévoile en sculpture - entre esthétique et prouesse technique

    Raffaelle Monti, A Veiled Vestal Virgin,1847, Chatsworth House, England

     

    et du nom de l'auteur de cette sculpture. Elizabeth Bennet visitant le château de Pemberley tombe, notamment, sur cette statue - La scène a été tournée dans le château de Chastworth, avec, au passage, un anachronisme, Jane Austen ayant situé son roman au tout début du XIXe siècle, mais là n'est pas le sujet. (1)

    Cette œuvre de Raffaelle Monti constitue une prouesse technique en reproduisant dans le marbre la transparence d'un voile qui en fait dévoile le visage. Un procédé utilisé depuis l'Antiquité grecque avec le rendu "mouillé" qui, sous le tissu, dévoilait les formes.

     

    Le voile qui dévoile en sculpture - entre esthétique et prouesse technique

    entre la représentation d'un vêtement quotidien et son simple rendu, la sculpture hellénistique introduit l'esthétique du drapé sous lequel le corps est tout autant dévoilé que voilé. Le drapé devient un constituant à part entière de l'esthétique, accrochant la lumière, rendant le mouvement. 

    Par delà la symbolique du voile, je m'attache ici à cet élément artistique, le voile, en tant que vêtement de la femme, représenté par des hommes...

    Une exception cependant, le fameux christ voilé de Naples

    Le voile qui dévoile en sculpture - entre esthétique et prouesse technique

    sculpture en marbre de Giuseppe Sanmartino, chapelle Sansevero de Naples, Wikipedia

    dans la même veine que la Vestale de Raffaelle Monti, et pour lesquels on peut se poser la question d'un certain maniérisme, la prouesse technique pour la prouesse ?

    Il n'en reste pas moins une forte expressivité héritée du baroque et des "extases" du Bernin.

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  • Enfin, c'était hier, mais il n'est jamais trop tard pour offrir des fleurs...

    Un petit bouquet ça fait toujours plaisir...

     

    J'ai choisi ces pivoines peintes par un artiste d'origine russe mais établi en France, Sergueï Toutounov

     

    Le tableau du samedi - aujourd'hui on offre un bouquet pour la St Valentin...

     

    Cela peut faire un beau bouquet de Saint Valentin - j'adore les pivoines - même si elles ne sont pas vraiment de saison...

    J'aime la douceur de cette toile. L'artiste nous propose une page pour suivre l'évolution de la peinture ,http://www.toutounov.fr/Lesson4.htm

    "Sergueï Toutounov est né en 1958 à Moscou dans une famille d’artistes peintres. Enfant, il suit une formation régulière et systématique du dessin et de la peinture sous l’égide de son père, Sergueï Andréïévitch. Selon l’artiste, il a été son principal professeur. De 1974 à 1980, il étudie à l’Institut d’Art Sourikov à Moscou d’où il sort diplômé en tant que peintre de chevalet. En 1982, il épouse une Française d’origine russe et vient s’installer à Paris. Actuellement il vit dans son atelier à Bussy-en-Othe".

     

    Le tableau du samedi - aujourd'hui on offre un bouquet pour la St Valentin...Le samedi,on présente un tableau en quelques mots en disant pourquoi il nous plaît ou nous émeut, ou nous trouble. Et voila.
    Vous n'avez pas fait les beaux arts ? moi non plus, on parle d'émotions,
    deux mots sur le peintre, et on partage.

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  • Le tableau du samedi cette semaine c'est encore sur le thème de la femme, modèle ou artiste avec les participations de:

      Amande, KimcatMonica Breiz, Turtle

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    Lavinia Fontana et Sofonisba Anguissola ont toutes deux ont été rapprochées dans une exposition au musée du Prado de Madrid :

    "Sofonisba Anguissola et Lavinia Fontana. Histoire de deux femmes peintres"

    injustement oubliées de l'histoire de la peinture.

     

    Deux portraitistes de la Renaissance:  Lavinia Fontana et Sofonisba Anguissola

     

    Deux femmes, deux destins différents mais totalement voués à la peinture.

    "Lavinia Fontana est l'unique enfant de Prospero Fontana  peintre de la contre-réforme très en vogue auprès des papes. Lavinia Fontana se forme dans l'atelier de son père, où elle rencontre les artistes et les mécènes de la ville. 

    À 25 ans, en 1577, Lavinia Fontana épouse un peintre mineur Gian Paolo Zappi d'Imola, qui arrête sa carrière pour devenir son assistant. Après son père, son mari lui trouve ses commanditaires, diffuse et vend ses œuvres. Elle meurt à Rome à 62 ans en 1614, entourée de trois enfants survivants sur les onze qu'elle a mis au monde". Wikipedia

    Sofonisba Anguissola est née vers 1532, à Crémone, dans une famille de petite noblesse.

    "Elle a été l'une des premières femmes peintres à atteindre, de son vivant, les sommets de la scène artistique européenne.  Arrivée en 1559 à la cour d'Espagne de Philippe II, dame d'honneur d'Elisabeth de Valois, professeur de la reine et peintre officiel de la cour jusqu'en 1573, elle peint de nombreux portraits dont ceux du roi, d'Elisabeth de Valois, d'Anne d'Autriche, du poète de Cremone Giovanni Battista Caselli.

    Elle a toujours pratiqué son art comme une activité noble, sans jamais travailler sur commission. Dans le milieu dont elle est issue et dans les cours qu'elle fréquente, elle ne peint pas pour vivre, mais elle reçoit, en contrepartie de ses talents et de ses œuvres, protection, rentes, avantages et cadeaux adaptés à son statut : pièces d'étoffe, objets de valeur, bijoux. "Wikipedia

     

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    Elizabeth Siddal, le modèle des peintres préraphaélites

    John Everett Millais (1829–1896), Ophelia, vers 1851 (détail), image Wikimedia Commons

     

    Cette représentation d'Ophélie est comme prophétique du destin tragique d'Elizabeth Siddal, dite « Lizzie », qui se suicidera comme l’héroïne de Shakespeare,  à l'age de 32 ans.

    "Elizabeth Siddal, dite « Lizzie », naît à Londres le 25 juillet 1829. Elle développe un amour de la poésie très jeune, après avoir découvert un poème d'Alfred Tennyson sur un morceau de journal qui avait été utilisé pour envelopper une motte de beurre. C’est cette découverte qui la poussera à écrire ses propres poèmes. 

    Elle se fait remarquer par l'artiste britannique Walter Howell Deverell, qui s’empresse de relater sa rencontre avec la jeune femme à ses collègues préraphaélites Dante Gabriel Rossetti et William Holman Hunt."

    citation de barnebys.fr/ "La tragique histoire d’Elizabeth Siddal, premier modèle du monde de l’art"

    Lors des séances de pose pour le portrait d'Ophélie,  dans une eau devenue glacée, elle contracte une pneumonie qu'elle soignera avec du laudanum. C'est cette même drogue qui l'aidera à se suicider au cours de sa grossesse. Elle avait lié son destin à celui du peintre Rossetti qui a laissé de très beaux portraits d'elle,

     

    Elizabeth Siddal, le modèle des peintres préraphaélites

     

    Une silhouette élancée, des traits fins, de longs cheveux roux… elle avait tout pour  devenir l'égérie des peintres préraphaélites, un courant artistique que j'aime beaucoup et qui a promu un retour aux idéaux de la pré-Renaissance, aux tonalités claires, vives et chantantes des grands maîtres d'autrefois.

    Lorsque j'ai proposé le thème pour le tableau du samedi :

    La femme en peinture, modèle ou artiste ?

    je n'avais pas encore trouvé ce sujet, et j'ai eu l'heureuse surprise de tomber sur cet article qui me donne l'occasion de citer l'un de mes tableaux préféré, cette Ophélie noyée. Et le destin de cette femme m'a beaucoup émue. 

     

    Elizabeth Siddal, le modèle des peintres préraphaélites

    En souvenir de Lady Marianne qui portait ce challenge nous continuons à parler de peinture tous les samedi, pour voir quels sont les autres choix, rendez-vous sur le blog de Lilou.

    Le samedi,on présente un tableau en quelques mots en disant pourquoi il nous plaît ou nous émeut, ou nous trouble. Et voila.
    Vous n'avez pas fait les beaux arts ? moi non plus, on parle d'émotions,
    deux mots sur le peintre, et on partage.

    et ici, car il semble que Lilou est en voyage... : Amande,Cendrine, Chimère Ecarlate, Covix, kimkatMonica Breiz, Turtle

     

     


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    Le ski - Lucie LLONG

    Lucie LLong ski alpin

    Pour illustrer le "tableau du samedi" sur le thème des sports de glisse, j'ai choisi cette artiste contemporaine, qui s'est fait une spécialité de représenter le mouvement. Ici la couleur vient encore accentuer l'impression.

    "Lucie LLONG,créatrice, artiste peintre et plasticienne est diplômée en arts plastiques de la Sorbonne à Paris. Voyages, couleurs et rencontres, voilà 3 notions qui ont influencé son travail artistique."  https://luciellong.com/

     

    Le samedi, en souvenir de Lady Marianne, on présente un tableau en quelques mots en disant pourquoi il nous plaît ou nous émeut, ou nous trouble. Et voila.
    Vous n'avez pas fait les beaux arts ? moi non plus, on parle d'émotions, deux mots sur le peintre, et on partage.

    Sur le blog de Lilou

     

     Au départ, mon choix s'était porté sur une oeuvre de Jean Béraud, peintre du Paris de la "Belle Époque" qui représente des femmes patinant... Mais finalement j'ai opté pour un peintre contemporain,  car ils sont trop souvent absents du "tableau du samedi".

     


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