• J'ai consacré un précédant article à l'internement de Camille Claudel à Mondevergues, ICI, et plus précisément aux commémorations du centenaire de son internement à Avignon, en 2013. J'ai omis de parler du film de Bruno Dumont consacré tout autant à Juliette Binoche qu'à Camille Claudel. Il a pris le parti de montrer l'artiste deux ans après son entrée dans l'asile alors qu'elle attend la visite de son frère.

    Je n'ai pas vu ce film en salle à sa sortie, il y a un an tout juste, mais je viens de le regarder sur CANAL, l'offre en clair étant proposée par le câble en ce moment pour inciter à l'abonnement (*).  Donc,  j'ai regardé ce film, tard, peut-être trop tard pour en apprécier l'austère esthétisme, esthétisme n'étant pas forcément un compliment pour moi.

    Non, j'ai été bien trop gênée par le fait que le réalisateur a situé l'action dans le monastère Saint Paul de Mausole, là même où fut interné Van Gogh. Tout alors sonne faux, hurle même que si Camille Claudel avait été là, dans ce cadre superbe entourée par cette nature - où elle se promène même - si elle avait été là plutôt qu'à Mondevergues, elle n'aurait peut-être pas vécu le même désespoir ???

    Camille Claudel à Mondevergues - 2

    Cela altère le propos même du film, à savoir la confrontation de l’héroïne au monde de l'aliénation, ses doutes  face aux certitudes de son frère. Je ne suis sans doute pas la seule que cela ait gêné.

    Pourquoi ne pas avoir choisi un lieu plus neutre qui n'aurait pas interféré sur le propos ? Bruno Dumont a-t-il voulu le parallèle avec Van Gogh ?

    (*) L'offre serait sans doute plus attrayante si les programmes n'étaient pas perturbés, hier soir après 22 heures la moitié des chaines avaient disparu, dont FR3, CANAL et bien d'autres.


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  •  L'artiste connue tout autant par ses sculptures que par sa liaison avec Auguste Rodin a fini sa vie à l'hôpital psychiatrique de Montfavet. 

    2013 a été une année d'hommage à l'artiste décédée en 1943 à Mondevergues, où elle était internée depuis 1914. A l'époque l'asile  était surpeuplé, le régime de Vichy organisait la pénurie provoquant le décès de nombreux malades, conformément sans doute à la politique nazie d'élimination systématique des malades mentaux.

    Abandonnée par sa famille jusque dans la mort, elle est inhumée dans une fosse commune, une stèle commémorative rappelle son séjour ici,

    Il y a 100 ans :  Camille Claudel

    Une exposition a été consacrée à son internement, à l'hôpital de Montfavet et elle était l'une des "Papesses" de la grande exposition organisée par la Collection Lambert en 2013, et dont j'ai déjà parlé à propos de Louise Bourgeois, ICI

    Il y a 100 ans :  Camille Claudel

    Le Psaume - "Les Papesses" - Palais des Papes

    Il y a 100 ans donc Camille Claudel était internée à Avignon à la demande de sa famille Seul son frère Paul lui rendit visite durant ces trente années passées à Mondevergues, ni sa mère ni sa sœur ne vinrent jamais la voir.

    Mais sa plus grande souffrance fut de ne pas pourvoir sculpter.

    Au même moment, en Suisse, Aloise Corba, commence à écrire et à peindre lors de son internement à Gime, elle deviendra l'une des figures emblématiques de" l'art brut, dénomination qui vaut ce qu'elle vaut, faute de mieux.

    Il y a 100 ans :  Camille Claudel à Mondevergues

    Les Papesses : entrée de la Collection Lambert : reproduction d'une photographie des Archives Municipales d'Avignon avec en premier plan "Remote control"  de Jana Sterbak

    Aujourd'hui, on le sait, les conditions d'internement et les soins prodigués aux malades ont beaucoup changé.  Pour en témoigner l'existence d'un atelier de création artistique dans l'actuel hôpital de Montfavet, l'atelier "Marie Laurencin", juste retour des choses d'avoir ainsi donné le nom d'une artiste féminine à cet atelier ouvert à tous les publics. Sous la responsabilité de l'équipe soignante et grâce à l'intervention d'artistes, tels le peintre Michel Trinquier, en 1998, ou la plasticienne Sabrina Gruss, chacun peut développer sa propre création. Les œuvres sont régulièrement exposées, dans le centre hospitalier lui-même ou dans d'autres lieux du Vaucluse.

    En 2011 déjà, la ville de Sorgues avait présenté une vingtaine d'œuvres de l'artiste sous le titre "Entre ombre et lumière". Les sculptures étaient présentées dans une salle tendue de tentures noires et plongée dans l'obscurité et semblaient donc en émerger. On pouvait tourner autour des œuvres présentées à hauteur des yeux, seul bémol une lumière unique et fixe qui les figeait.

    En 2013 à Avignon, les œuvres de Camille Claudel étaient présentées en relation de celles des autres artistes et j'ai choisi un rapprochement que la scénographie imposait :

     

    Il y a 100 ans :  Camille Claudel à Mondevergues

    l'un des bustes de Paul Claudel à l'arrière de "Corona" couronne en feuilles de laurier en argent de Jana Sterbak

    "Avec Les Papesses, pas moins de 25 oeuvres ont été réunies pour cet exceptionnel hommage dont La Valse (1889-1905), le Buste de Rodin (1888), celui de Paul Claudel enfant en jeune romain et adulte, Persée et la Gorgone (1899-1905), Les Causeuses (1897), Aurore (vers 1900), L’Implorante (1893-1905)…"   sur le site de l'exposition

    Les Papesses - Exposition du 9 juin au 11 novembre 2013 - Collection Lambert et Palais des Papes - qui réunissait  Louise Bourgeois - Camille Claudel - Berlinde de Bruyckère - Kiki Smith et Jana Sterbak.

    2013 c'est aussi un film "Camille Claudel 1915" - voir l'article ICI


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  • "Moi Eugénie Grandet" - Louise Bourgeois

    J'ai découvert ce petit opus grâce à la Médiathèque d'Avignon, comme beaucoup d'autres. Il est en fait le catalogue d'une exposition consacrée à Louise Bourgeois à  la Maison de Balzac du 3 novembre 2010 au 6 février 2011, projet maintenu malgré le décès de l'artiste en juin 2010. Le livre rend bien compte de la série des compositions se présentant comme des pages d'un herbier et allient la broderie et d'autres techniques.

    Louise Bourgeois se retrouvait dans le personnage d'Eugénie Grandet. Comme l'héroïne de Balzac, Louise Bourgeois, était très liée à sa mère (la série des "maman", araignées géantes), comme elle aussi elle a pratiqué la broderie dans sa jeunesse.

     

    "Moi Eugénie Grandet" - Louise Bourgeois

    Araignée en tapisserie, présente dans l'exposition des Papesses

    L'araignée pour Louise Bourgeois était la tisseuse qui protège ses enfants.  Comme Eugénie Grandet donc, elle a pratiqué la broderie et elle l'a incluse dans les nombreuses techniques qu'elle a pu utiliser tout au cours de sa vie, et dans son œuvre. Il s'agissait ici d'un ultime retour à cette pratique. Comme elle aussi, elle vient d'un milieu bourgeois et le père Grandet en est le représentant, l'archétype du laid. Eugénie Grandet, au contraire de Louise Bourgeois ne s'est jamais affirmée, elle s'est sacrifiée et n'a connu qu'effacement,  frustration et solitude. Des thèmes récurrents dans l'œuvre de Louise Bourgeois.

    L'exposition des Papesses organisée par la Fondation Lambert à Avignon en 2013 a permis de confronter son œuvre à celle de quatre autres femmes sculpteur.  Et il est évident que de toutes, Louise Bourgeois était l'artiste qui a le mieux cerné la condition de la femme, dans toute son acceptation, depuis la naissance, la filiation jusqu'à l'enfantement en passant par la sexualité, la parure, etc... 

    "Moi Eugénie Grandet" - Louise Bourgeois

    détails entrevus de l'une des cellules où le fil, toujours, rejoint la sculpture


    L'une des forces de Louise Bourgeois, et  cette exposition en rendait bien compte, c'est d'avoir parlé de la femme, et souvent de manière crue à la limite du supportable - témoin cette sculpture d'une femme enceinte suspendue par son ventre présentée à la Fondation Datris de L'Isle sur la Sorgue à la même période - pas seulement en se réappropriant les techniques traditionnelles des femmes. Elle a su utiliser les matériaux "masculins" de la statuaire et notamment le bronze :

    "Moi Eugénie Grandet" - les "Papesses "Louise Bourgeois

     Mains d'accueil dans les jardins du Palais des Papes.

    Je ne veux pas ici établir de comparaison avec les autres artistes exposées à Avignon en 2013, et notamment Camille Claudel. Non mon propos est centré sur Louise Bourgeois que je découvre chaque fois un peu plus à chaque exposition. Elle est toujours là où on ne l'attend pas et a su extraire de son parcours intime une "œuvre" universelle.

    "Moi Eugénie Grandet " Collection Le cabinet des Lettrés - Gallimard - Préface "Les mystère d'une identification essai de Jean Frémon - 2010 - L'occasion de relire Balzac...

    Les Papesses - Exposition du 9 juin au 11 novembre 2013 - Collection Lambert et Palais des Papes - qui réunissait  Louise Bourgeois - Camille Claudel - Berlinde de Bruyckère - Kiki Smith et Jana Sterbak.


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  • Le peintre Ibrahim Shahda, français d'origine égyptienne, après des études à l'école d'art du Caire, s'établit dans le sud de la France, notamment à Carpentras. Il expose pour la première fois en 1958 à la galerie Arlette Chabaud à Avignon. La même année il remporte le prix de peinture du festival d'Avignon avec "La femme en noir" toujours conservé au Musée Calvet, ainsi que le prix de peinture de la ville d'Aix-en-Provence.

    Ibrahim Shahda 1929 - 1991

    Photographie personnelle, qui n'a pas été prise dans les meilleures conditions

    Il expose ensuite dans le monde entier, et notamment à la galerie Ducastel à Avignon. En 1975 de graves ennuis de santé bouleversent sa vie et sa peinture. Désormais il va peindre en état d'urgence et ses grands portraits en porteront la marque. On pense à Bacon, bien sûr, qui a eu une plus grande notoriété, mais si les visages de Shahda portent la tourmente, elle se fait moins violente, moins dérangeante  que dans les œuvres du peintre britannique.

    En 1999, la MAC'A, Maison des Arts Contemporains d'Avignon, association qui s'est fixé comme objectif de faire connaître et de favoriser la diffusion de l'art contemporain, a consacré son exposition annuelle à l'Espace Saint Louis, à ce peintre, vauclusien d'adoption. 

    Ibrahim Shahda 1929 - 1991

    Avec ces mots en présentation :"Shahda a passionnément aimé ce monde : l'être humain; les objets, les fleurs, certains paysages. C'est leur mystère qu'il essaie de pénétrer, de traduire, dans une approche obstinée, répétée : "cet au-delà des choses de la peinture".  

    C'est lors de cette exposition que j'ai pu découvrir ce peintre et je garderai à jamais dans les yeux l'image de ces grands portraits immobiles et pourtant si vivants qui nous criaient leur être profond à travers la puissance de la peinture de Shahda. Un artiste qui n'a pas la place qu'il mérite.

    A preuve le peu de chose que l'on trouve sur lui sur la Toile, néanmoins une page lui est consacrée ici     http://www.enkiri.com/shahda/shahda_f.html

    et ici la toile "La femme en noir" intégralement : http://www.enkiri.com/shahda/portrait/p_femme_mus_calvet1_f.html


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  • J'avais consacré un article à Paul Surtel sur "Encrer le Monde", à propos de l'exposition qui lui était consacrée à la Chapelle du Collège de Carpentras en 2009. Même s'il n'est pas dans l'actualité, pour l'instant, je transfère cet article ici en introduisant une comparaison entre des époques différentes.

    Paul Surtel - peintre et sculpteur

    Né en 1893 à Reuilly (Indre) où un musée expose certaines de ses œuvres, Paul Surtel rencontre sa future épouse à Oran, à l'occasion de l'une de ses premières expositions. Après avoir vécu dans le Quercy, puis à Orange, le couple se fixe à Carpentras où Paul finit ses jours en 1985. 

    Paul Surtel - peintre et sculpteur

    Les bords de l'Ozon à Carpentras - 1970

    Qualifié de "Corot provençal" Paul Surtel est aussi l'héritier de Cézanne, c'est plus net encore dans les natures mortes que dans les paysages, mais  contrairement à Cézanne, il  peignait rapidement, comme dans l'urgence, un ou plusieurs tableaux par jour.

    Ses paysages montrent son aptitude à saisir et restituer les ambiances variables selon les lieux mais aussi selon les saisons.  Les exemples choisis sur le site officiel de l'artiste le montrent.

    Ses portraits et natures mortes, auxquels il se consacre à cause de la rigueur des étés du Comtat qui le poussent à peindre en intérieur ; dépouillées de la lumière parfois écrasante des paysages méridionaux, donnent à voir un aspect plus expressionniste de la peinture de Paul Surtel.

    Paul Surtel - peintre et sculpteurPortrait de son fils Pierre

    Son fils Pierre Surtel est devenu plasticien, son site internet : http://www.pierresurtel.com/

    Le site de Paul Surtel : http://www.paulsurtel.fr/

    Le site du musée de Reuilly :http://www.angelfire.com/country/reuilly/36p10.html

     


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  • Le célèbre musée d'Amsterdam est resté fermé pour travaux pendant plus 9 ans, c'est long.  Je l'ai connu avant, gageons que cela en valait la peine; il parait que c'est aujourd'hui l'un des plus beaux musées du monde et restera ouvert tous les jours de l'année.  Pour annoncer la réouverture, en avril 2013, une vidéo a circulé, ici :

    http://www.youtube.com/watch?v=a6W2ZMpsxhg

    On a reconnu l'œuvre ainsi restituée en direct, celle qui est connue sous le titre de "la Ronde de nuit":

    Ouverture en fanfare pour le "nouveau Rijksmuseum"

    sans doute le tableau le plus connu des collections du musée, à part peut-être la "laitière" de Vermeer, mais pour d'autres raisons. "La Compagnie de Frans Banning Cocq et Willem van Ruytenburch" a été immortalisée par Rembrandt au XVIIème siècle. Ce n'est pas le seul tableau, dans le musée, qui représente une compagnie de milice. Il s'agissait d'un thème prisé à l'époque : se faire immortaliser par les plus grands peintres de son temps.  Et lorsqu'on visite le musée, on peut donc comparer avec d'autres œuvres moins majeures et voir à quel point la proposition de Rembrandt est originale, pas seulement par sa taille.

    Comme d'autre œuvres célébrissimes, ce tableau a subi des aléas, il a été réduit dès 1715 :

    Ouverture en fanfare pour le "nouveau Rijksmuseum"sur Wikipedia toujours

    et des tentatives de vandalisme, attaques au couteau et à l'acide. Très assombri par le vieillissement du vernis, il a été restauré en 1947. NB : on peut voir à la National Gallery de Londres une copie réalisée avant le découpage  par Gerrit Lundens.

    Le Rijksmuseum ici : https://www.rijksmuseum.nl/en


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  • Ce peintre de la lumière avait décidé de rester dans l'ombre. À la rumeur des salons et à la célébrité, il a préféré la campagne provençale qu'il a peint par prédilection. C'est dans doute pour cela qu'il est classé en tant que peintre provençal. (*)

    Marius Breuil - Peintre paysagiste - 1850 – 1932

    J'ai découvert son œuvre lors d'une exposition à Carpentras et j'ai particulièrement apprécié cette peinture d'une grande exigence qui fait de lui un artiste plus proche des grands paysagistes (Corot, Millet...) que des impressionnistes. S'il a peint un auto-portrait, l'homme est le plus souvent absent de sa peinture. La forme a tout autant d'importance que la couleur, les plans s'équilibrent pour donner une grande profondeur, une horizontalité brisée par la présence des arbres souvent tourmentés. 

    " Dans ses aquarelles comme dans ses huiles s'affirment sûreté de dessin et sens de la mise en page, vertus essentielles de son écriture qui, associées à une exquise sensibilité de coloriste, font de Marius BREUIL l'un des plus grands paysagistes provençaux ". Extrait de : " Dictionnaire des aquarellistes avignonnais du 20ème siècle ". (R. Mérindol, Editions Les Amis du Palais du Roure, 2002 ).

    Marius Breuil est né à Avignon en 1850 et s'adonne à la peinture dès 1856. Mais c'est surtout après sa démobilisation en 1871, qu'il développe son talent grâce aux conseils de Pierre Grivolas et de Paul Saïn avec qui il pratique la peinture en plein air.  

    Marius Breuil - Peintre paysagiste - 1850 – 1932

     L’œuvre de Marius Breuil est restée ignorée jusqu'à ce que Gérard Ferrua la découvre en 1999 et s'en porte acquéreur. Il a décidé de faire profiter le plus grand nombre de sa découverte et nous l'en remercions.

    Le site officiel consacré à Marius Breuil : http://www.marius-breuil.com/

    (*) NB : J'ai personnellement beaucoup de mal avec cette classification régionale du travail des peintres. Qu'est qui caractérise un travail "provençal" ? Le travail sur la lumière ? Comme si elle n'existait pas ailleurs. La couleur, certainement pas plus. Mais si vous cherchez à "peinture provençale" sur le Net, vous comprendrez mes réticences à classer Marius Breuil parmi les peintre provençaux.

     


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  • Élu en tant que membre associé étranger au fauteuil laissé vacant par le peintre américain Andrew Wyeth, Ousmane Sow est entré le 11 décembre dernier à l'Académie des Beaux-Arts, il est le premier artiste Africain à y être accepté.

    Le sculpteur Ousmane Sow entre à l'Académie des Beaux-ArtsSur le site de Jeune Afrique

    L'artiste a conçu le pommeau de son épée, représentant un Africain Nouba effectuant un saut, pour évoquer le "saut dans l'inconnu" qu'il effectua lorsqu'il a abandonné son métier de kinésithérapeute pour se consacrer à sa passion : la sculpture .

    Elle lui a été remise par : par Abdou Diouf, Secrétaire général de l'Organisation Internationale de la Francophonie et ancien président du Sénégal. Son habit d'académicien a été créé par « Azzedine Alaïa qui a assisté à l'installation ainsi que la maire de Lille Martine Aubry, le Défenseur des Droits Dominique Baudis, l'acteur Michel Piccoli et la chanteuse France Gall, amie de l'artiste et du Sénégal ;  ainsi que M. Abdou Aziz Mbaye, ministre de la culture du Sénégal.» AFP

    « Comme mon confrère et compatriote sénégalais Léopold Sedar Senghor, élu à L’Académie Française il y a trente ans, je suis africaniste. Dans cet esprit, je dédie cette cérémonie à l’Afrique tout entière, à sa diaspora, et aussi au grand homme qui vient de nous quitter, Nelson Mandela. » Extrait de son discours d'entrée.

    Le sculpteur Ousmane Sow entre à l'Académie des Beaux-Arts

      Guerrier couché MAM de Troyes - photo de 2003

    J'ai eu l'occasion de croiser une nouvelle fois l'oeuvre d'Ousmane Sow lorsqu'elle a été présentée au Pont du Gard en 2005.

    Le sculpteur Ousmane Sow entre à l'Académie des Beaux-Arts

     

     

     

     

     

     

    Une oeuvre majeure qui parle de l'homme par son essence même, la terre. Difficile de rester indifférent à la puissance et à la sensibilité de ces sculptures qui assurent la filiation entre la tradition et l'universalité de l'art. Mais c'est vrai qu'il n'existe aucun mot assez fort ni assez juste pour en parler comme je viens de le lire ICI


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