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    Cette semaine j'ai proposé de plonger dans le bleu, peut-être pour nous consoler de ne pas en avoir dans le ciel, ciel qui ressemble plus à ceux de novembre qu'aux cieux de l'été. Je voulais parler des chevaux bleus de Franz Marc et je me suis souvenue de mes recherches sur le bleu outremer et de la rencontre avec celles d'Yves Klein, et de sa recherche d'un bleu absolu. Un bleu qu'il aura créé et auquel il a donné son nom.

     

    Le bleu absolu d'Yves Klein

    IKB 3, Monochrome bleu 1960 - Centre Pompidou

     

    Ce bleu plus chaud qu'ombrageux, éclate sur la toile et devient matière. Aucune brillance, il irradie autrement. Alors oui, quand j'ai besoin de bleu, je pense à Yves Klein et son bleu qui rejoint celui des Égyptiens de l'Antiquité qui eux aussi ont "inventé" leur bleu grâce à la chimie et pour épargner la pierre de lapis lazuli, si précieuse. Un bleu qui permet de passer du matériel au spirituel.

    Sa démarche déjà critiquée à l'époque de sa création, l'est toujours, même si aujourd'hui le monochrome ait intégré l'art. Pour Yves Klein il correspond à ce besoin d'absolu, mais aussi d'infini. Le monochrome est le seul moyen de "représenter" une portion d'infini emprisonnée sur un support.

    Yves Klein, biographie et démarche sur Wikipedia

    Le bleu absolu d'Yves Klein

    Voir aussi   l'article  : le bleu dans l'art - cours d'art plastique   

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    Le bleu absolu d'Yves Klein

    En souvenir de Lady Marianne qui portait ce challenge nous continuons à parler de peinture tous les samedis.

    Le samedi,on présente un tableau en quelques mots en disant pourquoi il nous plaît ou nous émeut, ou nous trouble. Deux mots sur le peintre, et on partage. Et voilà ! 

     

     

    Vos participations sur le thème du bleu, ou non, chacun - chacune est libre  

    Amande Douce

    Annie du Chemin - Blog en pause

    CovixLyon

    Jazzy :

    Kimkat  

    Lilou Soleil blog en pause du tableau du samedi

    Mireille 29

    Monica-Breiz

    Pulsatilla

    Tortue

    Zazarambette

     

     


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  • Et la sensibilité !

    Ses œuvres font partie depuis longtemps de mon musée idéal et ce avant même que je les découvre en "visuel". 

     

    Pour le tableau du samedi : Nicolas de Staël ou l'exigence

    Honfleur - Huile sur toile - vendu par Sotheby's.

     

    Des toiles de Nicolas de Staël sont régulièrement mises en vente, en effet il a beaucoup peint, et même s'il détruisait beaucoup aussi, il nous reste un grand nombre de tableaux. J'ai choisi un tableau moins connu et décliné dans des teintes sobres, très différentes de celles qu'il a utilisé dans la dernière partie de sa vie. 

    Il est né en Russie dans une famille noble (les Staël von Holstein). En raison de la révolution de 1917, ses parents sont contraints à l'exil, et meurent en Pologne. Lui sera recueilli par sa marraine installée en Belgique.  L'exil le poussera à une certaine itinérance qui lui fera rencontrer des artistes majeurs de l'art européen. Plus de détails sur sa vie : Wikipedia

    Ce  que j'en retiens, c'est qu'il a grandi dans un milieu très favorisé, mais exigeant (son père était militaire dans la garde du tsar), mais aussi lié au monde artistique (par sa mère il était lié au compositeur Alexandre Glazounov.  Ses itinérances le mèneront à rencontrer de grands artistes contemporains, de ceux qui ont révolutionné l'art en ce début du XXe siècle. Mais aussi, coupé de ses racines, il connaîtra une vie difficile.

    "La carrière de Nicolas de Staël s'étale sur quinze ans — de 1940 à 1955 —, à travers plus d'un millier d'œuvres, influencées par Cézanne, Matisse, Van Gogh, Braque, Soutine et les fauves, mais aussi par les maîtres néerlandais Rembrandt, Vermeer et Seghers.

    Sa peinture est en constante évolution." Wikipedia

    Elle échappe aussi à tous les classements et influencera  beaucoup d'autres artistes.

     

    Pour le tableau du samedi : Nicolas de Staël ou l'exigence

     J'ai choisi aussi cette représentation de falaises qui se poursuivent dans l'eau, pour tout ce que j'aime dans son œuvre qui laisse le champ libre au spectateur. 

    On le sait, Nicolas de Staël s'est suicidé à 41 ans en se défenestrant, et sa mort fait partie intégrante de son mystère. 

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    Pour le tableau du samedi : Nicolas de Staël ou l'exigence

    En souvenir de Lady Marianne qui portait ce challenge nous continuons à parler de peinture tous les samedis.

    Le samedi,on présente un tableau en quelques mots en disant pourquoi il nous plaît ou nous émeut, ou nous trouble. Deux mots sur le peintre, et on partage. Et voilà

     

     

    PS : je reviens pour mettre en ligne les liens vers vos publications...

    ... et un test PCR plus tard...

    Vos participations - en toute liberté

    Amande Douce

    Annie du Chemin

    CovixLyon le pointillisme, suite

    Jazzy

    Kimcat

    Lilou Soleil : en pause

    Monica-Breiz

    Pulsatilla

    Tortue

    Zazarambette

     


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  • Pour le thème du pointillisme j'avais choisi en tout premier une œuvre d'André Derain, les barques à Collioure,

     

    Le tableau du samedi avec André Derain

    Telerama

    En 1905, Derain se rend à Collioure avec Matisse et là ils se plongent dans la couleur, c'est vrai que les barques de Collioure sont inspirantes. 

    "Les deux artistes travaillent avec frénésie, passant par des périodes de doutes et d’exaltation, mettant en couleurs le profil du village, le clocher, le château, les filets qui sèchent sur la plage, les barques qui partent, les femmes qui ravaudent…

    Matisse et Derain "se laissent aller à la couleur pour la couleur".

    C'est le fruit de ce travail d'un été à Collioure qu'ils exposeront quelques mois plus tard dans la fameuse salle 7 du Salon d'Automne à Paris, et qui leur vaudra, de la part du critique Louis Vauxcelles, le qualificatif de "Fauves" baptisant ainsi pour l'Histoire cette "orgie de tons purs".

    Le fauvisme allait être le nom de ce premier grand mouvement inaugurant l'Art Moderne ."

    "Barques à Collioure" France Culture

    Pour ma part j'avais découvert cette période de l’œuvre de Derain au musée de Troyes, et j'étais tombée sous le charme envoûtant de ces couleurs. Mais j'ai découvert depuis, qu'il ne s'agissait que d'une courte période dans sa carrière, et qu'il avait par la suite abandonné le fauvisme.

    S'il est vrai que dans l’œuvre de Derain le pointillisme a évolué vers le fauvisme, j'avais tout de même écarté cette toile, plus connue que celles que j'avais choisies après des recherches un peu plus poussées. Et même si je ne classe plus Derain parmi mes peintres préférés, j'aime toujours autant cette période de son œuvre.

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    Le tableau du samedi avec André Derain

    En souvenir de Lady Marianne qui portait ce challenge nous continuons à parler de peinture tous les samedis.

    Le samedi,on présente un tableau en quelques mots en disant pourquoi il nous plaît ou nous émeut, ou nous trouble. Deux mots sur le peintre, et on partage. Et voilà ! 

     

     

    Merci à celles et ceux qui ont participé au challenge de ce samedi... et ce même si ni moi ni Lilou n'avons donné de thématique.

     

    Amande Douce

    Covix

    Jazzy

    Kimkat

    Monica Breiz

    Pulsatilla

    Tortue

    Zazarambette

     

    Mireille 29 nous invite à suivre le Chat de Geluck à Bordeaux

     


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    Chat chassant parmi les papyrus

    Fresque de la tombe de Nebamon - British Museum - Flick

    Ce chat est particulièrement bien saisi, preuve de la haute technicité des peintres de l’Égypte antique, mais aussi de la place toute particulière occupée par le chat dans cette société. Chat de compagnie, il sera aussi associé au dieu Ra, "pourfendeur du serpent Apophis" et bien sûr symbolisera la déesse Bastet.

    On a toujours supposé que le chat avait été domestiqué au moment de la sédentarisation de l'homme et du développement des cultures. Il fallait bien protéger les réserves et le chat a été le bienvenu pour chasser rongeurs et autres dangers pour les grains. Et protecteur contre les oiseaux qui dévastaient les cultures. Il est devenu au fil des siècles un compagnon que les Égyptiens nommaient par l'onomatopée « miou ».

     

    Wikipedia : le chat dans l’Égypte antique

    Alors oui, à présent, nous avons du mal à accepter ce côté encore "sauvage" chez nos matous, mais il ne faut pas oublier que c'est à cause de cela qu'ils ont été des protecteurs des maisons au fil des siècles, et le sont encore.

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    Pour le tableau du samedi sur le thème "Le chat et l'oiseau",

    Chat chassant parmi les papyrus

    En souvenir de Lady Marianne qui portait ce challenge nous continuons à parler de peinture tous les samedis.

    Le samedi,on présente un tableau en quelques mots en disant pourquoi il nous plaît ou nous émeut, ou nous trouble. Deux mots sur le peintre, et on partage. Et voilà ! 

     

     

    Vos participations :

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    Le travail des carriers de Châteauneuf sur Isère

    Une fresque dans la ville montre le travail des carriers qui ont extrait la molasse pendant des siècles. En premier plan un violoniste qui honore la communauté qui s’installa à Châteauneuf au XVIe siècle, extrayant la molasse en hiver et animant les fêtes en été. Certains d'entre eux étaient aveugles, venus ici dans un espoir de guérison grâce à Saint Hugues.

    Le travail des carriers de Châteauneuf sur Isère

    L'une des carrières encore visibles - colline du Châtelard

    Voir l'article sur mon autre blog : Châteauneuf sur Isère et la molasse

     

    Pour le clic clac du vendredi avec Tortue sur son blog

    Le Clic Clac , c'est une photo publiée le vendredi pourvu qu'elle soit rigolote, insolite, amusante, poétique, anodine...

     

     


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    Toute la beauté d'un métier à tisser la soie, toute finesse et toutes couleurs subtiles. 

    Mars 2018,  la maison des Canuts, Lyon - la Croix-Rousse.

    Pour le clic clac du vendredi avec Tortue sur son blog,

    Le Clic Clac , c'est une photo publiée le vendredi pourvu qu'elle soit rigolote, insolite, amusante, poétique, anodine

     


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    Les jumelles : dans l'atelier du sculpteur Philolaos

    J'aime leur intemporalité, leur douceur, et une certaine fragilité.

     

    Souvenir d'une exposition :

    "Philolaos (1923-2010). Dans l'atelier du sculpteur."

    • Exposition temporaire
    • 01.12.2019 > 08.03.2020
    • Musée de Valence - 4, Place des Ormeaux

     

     Les jumelles : dans l'atelier du sculpteur Philolaos  

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Musée de Valence

    Connu à Valence pour la conception du Château d'eau (à gauche sur la photo), grâce à une collaboration avec la famille de l'artiste, l'exposition s'est enrichie de nombreuses œuvres qui étaient restées dans son atelier, et qui permettaient de cerner l’amplitude de son talent, son trajet et ses centres d'intérêt. Philoaos était et reste un sculpteur, au service de l'architecture.

     

     


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  • Pour début mars, je vous propose, non un thème de saison, mais de chercher des représentations des métiers qui ont aujourd'hui disparu, ou quasiment disparu.

     

    Le tableau du samedi : thème pour début mars

    Comme l’allumeur de réverbères, ici dans le Petit Prince.

     

    Le tableau du samedi : thème pour début mars

    ou sur cette gravure du XVIIe siècle

     

    Vos participations seront publiées par Lilou sur son blog

    Je rappelle les règles de base pour le tableau du samedi :

    Le samedi,on présente un tableau en quelques mots en disant pourquoi il nous plaît ou nous émeut, ou nous trouble. Deux mots sur le peintre, et on partage.

    Un, deux et très exceptionnellement plus de tableaux. Marianne y tenait vraiment. 

     


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