• Il y a 100 ans Frédéric Mistral s'éteignait dans sa demeure de Maillane.

    Il y a 100 ans Frédéric Mistral

    J'ai choisi cette photographie sur Wikipédia, car il pose avec son chien Pan Panet, le fils de Pan Perdu. Ses chiens ont tellement compté pour lui qu'ils sont représentés sur son tombeau, voir le site "les chiens et leurs humains" ICI

    Ici à Avignon, Mistral et des Félibres  sont représentés au musée du Palais du Roure qui lui doit notamment son nom de "Palais du Chêne".

     

    Il y a 100 ans Frédéric Mistral

    Le buste de Frédéric Mistral devant le Palais du Roure

    Préface de "Mirèio "(Mirèlha en graphie classique, Mireille en français) poème épique en douze chants, l'oeuvre majeure de Mistral :

    A Lamartine 

    « Te counsacre Mirèio :es moun cor e moun amo,
    Et la flour de mis an,
    Et un rasin de Crau qu'emé touto sa ramo
    Te porge un paisan »

    Maiano (Bouco-dóu-Rose) 8 de setèmbre 1859

     

    Je te consacre Mireille : c'est mon coeur et mon âme ;
    c'est la fleur de mes années,
    c'est un raisin de Crau, qu'avec toutes ses feuilles,
    t'offre un paysan.

     


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  • Dix ans jour pour jour que ce grand artiste nous a quittés. Parmi tous ses succès j'ai choisi "La pluie fait des claquettes", il avait réussi à mettre de la gaité et de la poésie dans la pluie, bien après "chantons sous la pluie", il se l'est réappropriée.

    En hommage à Claude Nougaro

    Un enfant joue dans les flaques dans le cloître des Carmes - Avignon

    La pluie fait des claquettes
    Sur le trottoir à minuit
    Parfois je m´y arrête
    Je l´admire, j´applaudis
    Je suis son chapeau claque
    Son queue-de-pie vertical
    Son sourire de nacre
    Sa pointure de cristal


    Bip, bip, bip,..., la pluie

    Aussi douce que Marlène
    Aussi vache que Dietrich
    Elle troue mon bas de laine
    Que je sois riche ou pas riche
    Mais quand j´en ai ma claque
    Elle essuie mes revers
    Et m´embrasse dans la flaque
    D´un soleil à l´envers

    Bip, bip, bip,..., la pluie

    Avec elle, je m´embarque
    En rivière de diamant
    J´la suis dans les cloaques
    Où elle claque son argent
    Je la suis sur la vitre
    D´un poète endormi
    La tempe sur le titre
    Du poème ennemi

    Bip, bip, bip,..., la pluie

    A force de rasades
    De tournées des grands ducs
    Je flotte en nos gambades
    La pluie perd tout son suc
    Quittons-nous dis-je c´est l´heure
    Et voici mon îlot
    Salut, pourquoi tu pleures
    Parce que je t´aime, salaud

    Bip, bip, bip,...

    La pluie fait des claquettes
    Sur le trottoir à minuit

     

    L'occasion d'entendre à nouveau ses chansons, notamment à France Inter, il nous manque beaucoup.


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  • Ce petit tube de papier et de tabac nous obsède, nous les fumeurs et fumeurs repentis. Elle occupe un place folle, autour d'elle c'est tout un cérémonial,  toute la journée rythmée par les instants où on la retrouve.

    Ce dessin de Blachon m'a suivie sur mon lieu de travail où j'ai enfumé sans vergogne mes collègues, puis chez moi, pour le souvenir lorsque j'ai arrêté - cela fera 20 ans cette année et j'en rêve encore...

    En 2011 j'avais choisi de parler de la cigarette, sur mon blog "Encrer le Monde", pour rendre hommage à Alain Leprest qui a tiré sa révérence cet été là, dans le village de Jean Ferrat, dont il était l'ami, Antraigues sur Volane. Il avait consacré l'une de ses chansons à la "Gitane" :

    « Dans ce siècle où tout se consume
    Entre nos doigts jaunes et se jette
    O toi qui portera mon deuil
    Demain couché dans le cercueil
    De mon étui de cigarettes
    O toi qui portera mon deuil
    Demain couché dans le cercueil
    De mon étui de cigarettes »

    La cigarette

    "La nuit gitane" une oeuvre de Marcel Robelin  réalisée avec de la cendre de cigarettes (*)

    J'avais  choisi aussi un poème de Jules Laforgue, "la Cigarette "justement ironique :

    Oui, ce monde est bien plat ; quant à l’autre, sornettes.
    Moi, je vais résigné, sans espoir, à mon sort,
    Et pour tuer le temps, en attendant la mort,
    Je fume au nez des dieux de fines cigarettes.

    Allez, vivants, luttez, pauvres futurs squelettes.
    Moi, le méandre bleu qui vers le ciel se tord
    Me plonge en une extase infinie et m’endort
    Comme aux parfums mourants de mille cassolettes.

    Et j’entre au paradis, fleuri de rêves clairs
    Ou l’on voit se mêler en valses fantastiques
    Des éléphants en rut à des chœurs de moustiques.

    Et puis, quand je m’éveille en songeant à mes vers,
    Je contemple, le cœur plein d’une douce joie,
    Mon cher pouce rôti comme une cuisse d’oie.

    Comment ne pas penser non plus à Serge Gainsbourg et ses possessives Gitanes...

    Alain Leprest sur You Tube :

    (*) La Nuit Gitane – une œuvre de Marcel Robelin Photographie réalisée lors d'une visite avec la MAC'A de l'atelier de l'artiste - le blog de l'association : http://mac-a.quoideneuf.over-blog.com/

    Annule et remplace l'article publié en 2011 sur "Encrer le Monde"

     


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  •  "Le mien ne mange pas les souris: il n'aime pas ça. Il n'en attrape une que pour jouer avec.
    Quand il a bien joué, il lui fait grâce de la vie, et il va rêver ailleurs, l'innocent, assis dans la boucle de sa queue, la tête bien fermée comme un poing.
    Mais, à cause des griffes, la souris est morte."

    Le chat - Jules Renard

     


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  • "Le chat et l'oiseau " Paul Klee - Jacques Prévert

    Paul Klee -1928 -  huile sur toile - 15x21 MoMA New York - Wikipedia

    Le chat de Paul Klee a l'oiseau dans la tête. Il rêve de l'oiseau et a les yeux dans le vague. Alors, les chats rêvent-ils d'oiseaux ? Rêvent-ils de les dévorer au point d'en être obsédés ?

    Jacques Prévert donne sa réponse dans un poème :


    Un village écoute désolé
    Le chant d'un oiseau blessé
    C'est le seul oiseau du village
    Et c'est le seul chat du village
    Qui l'a à moitié dévoré
    Et l'oiseau cesse de chanter
    Le chat cesse de ronronner
    Et de se lécher le museau
    Et le village fait à l'oiseau
    De merveilleuses funérailles
    Et le chat qui est invité
    Marche derrière le petit cercueil de paille
    Où l'oiseau mort est allongé
    Porté par une petite fille
    Qui n'arrête pas de pleurer
    «Si j'avais su que cela te fasse tant de peine,
    Lui dit le chat,
    Je l'aurais mangé tout entier
    Et puis j'aurais raconté
    Que je l'avais vu s'envoler
    S'envoler jusqu'au bout du monde
    Là-bas où c'est tellement loin
    Que jamais on n'en revient
    Tu aurais eu moins de chagrin
    Simplement de la tristesse et des regrets.»

    Il ne faut jamais faire les choses à moitié.

    Le chat a cessé de rêver...


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