• Quelques livres

  • Je voulais citer l'un des tableaux choisis pour illustrer le livre de Laure Adler et Stefan Bollmann:

    "Les femmes qui lisent sont dangereuses"  - Éditeur : Flammarion

    pour le challenge du tableau du samedi pour ce 13 juillet. Il se trouve que cela va dans le même sens que celui choisi par Lady Marianne, qui a choisi elle aussi une fille qui lit, enfin une fille avec un livre, avec une toile de Marie Petiet. Vous pourrez voir pourquoi je fais une différence lorsque vous aurez découvert ce tableau.

    Le tableau que j'ai choisi est celui présenté dans l'introduction par Stefan Bollann :

    "La femme qui lit" Pieter Janssens Elinga

    Femme en train de lire de Pieter Janssens Elinga (1668-1670)

    Je l'ai choisi pour ce qu'en dit Stefan Bollmann :

    « Je suis tombé un jour, à la Alte Pinakothek de Munich, sur un tableau de Pieter Janssens Elinga, natif de Bruges. Tout ce que je savais de ce peintre, c'est qu'il était l'inventeur de ce que l'on appelle les « boites à perspective », très appréciées en Hollande au XVIIe siècle.

    Le tableau sur lequel s'est portée mon attention n'était cependant qu'un panneau un peu assombri au cours des siècles, qui, à première vue, n'avait rien de spectaculaire. Il invitait toutefois le spectateur à parcourir des yeux la pièce qu'il représentait, une pièce bien rangée, inondée de lumière, et dont il émanait une sensation de bien-être. Ce qui, d'emblée, accrochait le regard, était une femme entrain de lire, tournant le dos au spectateur – on pourrait même dire qu'elle tournait le dos à la terre entière. Elle était assise sur une chaise placée sous les hautes fenêtres de la pièce, et elle lisait. »

    Et plus précisément : "elle tournait le dos à la terre entière". Se plonger dans un livre n'est-ce pas justement s'isoler du reste du monde, pour retrouver celui contenu dans le livre ?

    Le livre de Laure Adler, que je suis en train de lire, fait le tour ce tout ce qu'implique la lecture, pour les femmes bien sûr, et on est surpris du nombre d'exemples qu'elle a pu trouver pour éclairer ses propos ; mais pas seulement pour elles... Comme la femme du tableau, que Stefan Bollmann pense être une servante, combien de femmes en effet ont-elles du "voler" un peu de temps pour lire ? Combien de fois a-t-on pu leur dire qu'elles perdaient leur temps ?

     

     


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    "Intérieur"  Philippe Delerm - Une plongée poétique dans l'oeuvre du peintre  Wilhelm Hammershøi

     

    J'aime bien découvrir, j'avais donc choisi ce petit opuscule à la Médiathèque de Guilherand et j'ai beaucoup aimé les textes que Philippe Delerm a écrit pour illustrer les peintures intimistes du peintre danois.  Ces histoires imaginées, brodées à partir des tableaux publiés ici en sépia, collent bien à l’atmosphère si particulière de l'artiste.

     

    "Intérieur"  Philippe Delerm - Une plongée poétique dans l'oeuvre du peintre  Wilhelm Hammershøi

     

     

    Comme le hasard fait parfois bien les choses j'ai vu que le musée Jacquemart de Paris propose une rétrospective du maître Danois jusqu'au 22 juillet 2019 :

     

    "Intérieur"  Philippe Delerm - Une plongée poétique dans l'oeuvre du peintre  Wilhelm Hammershøi

    https://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/hammershoi-maitre-peinture-danoise

    « Les tableaux exposés évoquent l’ensemble de l'oeuvre d’Hammershøi et son atmosphère profonde et mystérieuse. Peu sociable et taciturne, Hammershøi a passé sa vie entière dans un cercle restreint qu’il n’a eu de cesse de représenter : ses modèles sont sa mère, sa soeur, son frère, son beaufrère et quelques amis proches. Ses oeuvres représentent également Ida, son épouse, que l’on retrouve souvent de dos, dans nombre des intérieurs qui l’ont rendu célèbre. »

     

     


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  • L'auteur, Norbert Schneider, a choisi cette période, de la fin du Moyen-Age à celle de la période "classique", comme celle où l'art du portrait se développe, se définit et où le "portrait" commence à se collectionner.

     

    "L'Art du Portrait" « Les plus grandes œuvres européennes - 1420-1670 »

    Jan van Eyck – les  époux Gionanni Arnolfini -Wikipedia

    Ce tableau peint sur bois en 1434 est très représentatif du nouvel engouement pour le portrait de la part de personnes privilégiées qui se font représenter dans une période importante de leur vie, ici leur mariage, ou/et, exposer leur "rang" social, ici deux riches marchands d'origine italienne établis à Bruges. La symbolique joue à plein, et même tout est symbole, de la manière dont elle relève son vêtement, jusqu'au chien en passant par tous les objets présents dans le tableau. 

    Ce ne sont donc plus uniquement les "personnalités" religieuses ou politiques qui sont représentées, mais aussi des particuliers qui désirent laisser une trace de leur réussite. Le désir de ressemblance qui s'insinue correspond à cet individualisme refoulé depuis l’Antiquité. Au Moyen-Age, les "portraits" n'étaient pas forcément peints du vivant de la personne. A Rome ils s’inscrivaient dans la représentation d'une lignée et pouvaient dont être interchangeables.

     

     

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  • Promenade dans un jardin du Grand Siècle

     

    Ce petit opus proposé par les éditions de la B.N.F dans la collection "l’œil curieux" nous promène à travers les illustrations du peintre strasbourgeois, Johann Walter et dans le jardin extraordinaire de Jean de Nassau à Idstein.

    S'il était de petite taille, il reflétait pourtant l'engouement de l'époque pour la botanique, la découverte de variétés exotiques. Le peintre, notamment par ses gouaches sur vélin, nous offre des fleurs, des fruits et de très beaux oiseaux.

     

    Plus de détails : Florilège BNF

     

     


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  • L'académie de peinture orientale de Paris a été fondée par le Maître Ung-No-Lee, né en Corée qu'il quitte en 1958 après avoir enseigné à l'Université des Beaux-Arts de Séoul. Il s'installe à Paris où il il vit et travaille jusqu'à sa mort en 1989. De sa rencontre avec des artistes et des intellectuels occidentaux est née cette idée d'une académie de peinture orientale où l'Orient et l'Occident se rencontrent, se croisent, mêlent leurs regards et leurs philosophies, où la technique ancestrale et la tradition ouvrent à la création contemporaine.

    Ce livre est le fruit d'une longue gestation, douze ans, il propose de rencontrer l’œuvre du Maître Ung-No-Lee, sa pensée, mais aussi celles de ses élèves. Les auteures de ce livre tout d'abord, Christine Dabadie-Fabreguettes, enseignante à son tour à l'Académie de peinture orientale à Paris et à Avignon, et Claire Kito, graphiste depuis 1973 et installée à Saint Denis. Rencontre avec les œuvres d'autres élèves qui ont bien voulu les partager avec nous.

    Préface de Danielle Eliseeff , historienne spécialiste de la Chine : « Plongez dans les pages qui suivent ! Ne craignez pas de les regarder avec des yeux d'ailleurs – d'un ailleurs géographique, d'un ailleurs pictural ou d'un ailleurs de sensibilité. Je m'y suis jetée et j'ai découvert une nouvelle forme de langage... »

    Il s'agit donc bien d'une plongée dans un autre univers, qui n'est pas seulement celui des formes, une évasion, mais surtout un outil précieux pour entrer et comprendre cet univers, plus proche de nous que nous le pensons.

     

    • « Dialogues de l'encre et du pinceau - la tradition, source de nouveauté »
    • Christine Dabadie-Fabreguettes – Claire Kito – Editions You Feng
    • En couverture détail d'une calligraphie « Montagne Savoillans « – 1979 -Ung-No-Lee

    Présenté par Christine Fabreguettes à la Librairie des Genêts d'Or - rue Joseph Vernet - Avignon


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