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    Le choix de l'ange de vue : les roses trémières

     

    Les mêmes fleurs vues de face, et vues par transparence, un choix que je n'ai pas fait, j'ai tenté les deux. Le but premier de ces photos est de garder un souvenir de l'éphémère, des fleurs sur une terrasse, en plein soleil couchant, ce n'est pas simple. Ces roses trémières ont mis longtemps à fleurir, et ont duré à peine deux semaines... Et je ne sais pas si elles reviendront l'année prochaine. Mais j'en garde le souvenir ainsi.

    En fond : la colline de Crussol en reflet dans la vitre à gauche, en réel à droite, mais forcément surexposé - cela permet aussi de gommer des arrière plans non désirés, sans passer par un logiciel de retouche.


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  • Javais entrepris de trier mes laines, détricoter pour réutiliser, et Poudre m'a donné un sérieux coup de main,

    euh, de patte...

     

    Quand Poudre me donne un coup de main - heu, de patte...

     

    Souvenir d'avant mon déménagement à Guilherand, j'ai laissé beaucoup de choses à Avignon, dont ce tapis que j'aimais beaucoup, mais qui ne serait pas rentré ici, idem pour le canapé que l'on aperçoit, trop abimé, notamment par Miss Poudre qui avait pris l'habitude d'y faire ses griffes. Pourtant, j'ai laissé tapis et canapé, mais j'ai gardé Poudre qui s'est bien habituée ici, et trouve toujours de quoi s'occuper - vider les placard, la machine à laver...

     

    Pour participer au "CLIC-CLAC" chez tOrtue

    Quand Poudre me donne un coup de main - euh, de patte...

    Le Clic Clac , c'est une photo publiée le vendredi pourvu qu'elle soit rigolote, insolite, amusante, poétique, anodine...

     


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    Il semble tout à fait banal de parler de congés payés en plein mois d'août, alors qu'une grande partie des Français sont en vacances et pour certains en villégiature quelque part dans l'hexagone ou à l'étranger, mais il y a un siècle c'était encore une utopie chez nous. Si l'idée de vacances est apparue en Europe au début du XXe siècle, il faudra attendre 1936 pour que les salariés français bénéficient de leurs premiers congés payés, pour 15 jours, à l'époque c'était beaucoup.

    Pourtant ce n'est qu'après la guerre que Fernand Léger, au retour de son exil, célèbrera " les Loisirs"  et les congés payés dans sa toile en hommage à Louis David,

     

    Les "congés payés" à travers la toile "les loisirs" de Fernand Léger

    Centre Pompidou  Huile sur toile 154 x 185 cm 1948 - 1949

    Héritier des constructivistes soviétiques et du cubisme, il a su développer son propre style pictural tout à la célébration du modernisme, à l'époque associé au progrès et notamment au progrès social. Cette œuvre célèbre à la fois le très classique David, dont on fêtait le bicentenaire de la naissance, et l'idéal de liberté et de fraternité auquel Fernand Léger était très attaché. Avec un souci de clarté et la volonté de créer une œuvre lisible par tous, il veut tout de même s'inscrire dans une culture artistique en introduisant des codes issus de la grande tradition de la peinture.  

    Contribution au "Tableau du samedi" du 10 août 2019 sur le blog de Lady Marianne.


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    Pour ce samedi, et le tableau que l'on présente grâce à Lady Marianne, j'ai choisi de reparler d' Ibrahim Shahda et de présenter une nature morte,

     

    Les coquelicots - Ibrahim Shahda

     

    sa manière y est présente, et ses coquelicots sont "vivants" et tout se débat dans cette toile, comme dans ses grands portraits par lesquels j'ai découvert sa peinture. Je leur ai consacré un article ICI.

    Le peintre Ibrahim Shahda, français d'origine égyptienne, après des études à l'école d'art du Caire, s'établit dans le sud de la France, notamment à Carpentras, et c'est lors d'une exposition à Avignon que je l'ai découvert.  Dans la lignée d'un certain expressionnisme, il a réinterprété le portrait, mais aussi, comme ici, la nature morte, avec comme Manet, le choix audacieux d'un fond noir pour des fleurs...

     

    Un site pour découvrir son œuvre :

    http://www.enkiri.com/shahda/shahda_f.html

     

    et puis... les coquelicots...

     

     

     


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  • La ville d'Arles doit beaucoup à ce peintre originaire pourtant des Pays de Loire. Dans ma recherche sur les Alyscamps(1), l'un des joyaux de la ville, j'ai redécouvert les peintures de Léo Lelée, notamment une toile représentant les promeneurs le long des allées des "Champs Elysées" arlésiens.

    Pour le "tableau du samedi" j'ai choisi la sortie de l'église, devant Saint Trophime, autre joyau de l'art roman arlésien,

    Léo Lelée LE peintre d'Arles

    La sortie de Saint-Trophime Leopold Lelée — Travail personnel

    Extrait de l'ouvrage de Jules Charles-Roux : Le costume en Provence, tome II, page 176. Wikipedia

    En effet, la contribution de Léo Lelée au costume de l'Arlésienne a été décisive. Contacté par Frédéric Mistral au tout début du XXe siècle, c'est lui qui va dresser le code du costume, dans les plus petits détails, dont l'emblématique ruban dans les cheveux, ou plutôt sur les cheveux. Grâce à lui ce patrimoine a été sauvé à un moment où le costume traditionnel commençait à disparaître.

    Pour être plus précise, le costume de l'Arlésienne n'est pas celui de "tous les jours", c'est un costume de fête, porté par des élégantes, notamment le 1er mai lors des la fête des "gardians". Le costume plus populaire était sans doute plus proche de celui de la "comtadine"... Mais c'est un avis tout personnel.

    La peinture de Léo Lelée, et plus encore ses illustrations, dont ses célèbres farandoles d'Arlésiennes, est très influencée par l'art nouveau.

    Léo Lelée LE peintre d'Arles

    https://www.francetvinfo.fr/culture/arts-expos/peinture/leo-lelee-inlassable-dessinateur-des-farandoles-d-arlesiennes_3362629.html

     


    On peut voir ses oeuvres au Musée Arlaten d'Arles et au Musée-Ecole de la Perrine à Laval 

     

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    (1) sur mon blog "Les Flâneries de Fardoise" :

    http://baruler.eklablog.com/les-alyscamps-arles-a166928992

    (2) le costume traditionnel en Provence :

    http://fardoise.eklablog.com/de-la-parure-ii-le-costume-traditionnel-exemples-dans-le-comtat-et-en--a108955896

     


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  • Pour ma participation de ce jour au challenge du "tableau du samedi", et pour suivre Lady Marianne, même s'il s'agit d'un thème libre, j'ai choisi de parler des femmes, des femmes au travail, plus particulièrement pendant la seconde guerre mondiale, où on le sait, les femmes ont pris toute leur part dans l'effort de guerre en Grande Bretagne,

    Les femmes dans l'effort de guerre

    Huile sur toile - 1943 - Imperial War Museum - Wikipedia

     

    Ici, la femme est identifiée, il s'agit de : "Ruby Loftus vissant un manchon de culasse",  une jeune ouvrière travaillant dans une usine d'armement. Il me semble que c'est un plus que cette travailleuse soit sortie de l'anonymat... La peinture est très réaliste, proche des œuvres de propagande, elle n'est pas faite pour dénoncer des conditions de travail, mais pour montrer l'engagement dans une démarche nationale, l'effort de guerre. Si le travail est dur, les femmes du tableau ne semblent pas souffrir, et Ruby Loftus est concentrée sur le désir de bien faire.  

    Il s'agit de l’œuvre la plus connue de Laura Knight (1877-1970)  peintre et graveuse britannique.

     

     


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  • Je voulais citer l'un des tableaux choisis pour illustrer le livre de Laure Adler et Stefan Bollmann:

    "Les femmes qui lisent sont dangereuses"  - Éditeur : Flammarion

    pour le challenge du tableau du samedi pour ce 13 juillet. Il se trouve que cela va dans le même sens que celui choisi par Lady Marianne, qui a choisi elle aussi une fille qui lit, enfin une fille avec un livre, avec une toile de Marie Petiet. Vous pourrez voir pourquoi je fais une différence lorsque vous aurez découvert ce tableau.

    Le tableau que j'ai choisi est celui présenté dans l'introduction par Stefan Bollann :

    "La femme qui lit" Pieter Janssens Elinga

    Femme en train de lire de Pieter Janssens Elinga (1668-1670)

    Je l'ai choisi pour ce qu'en dit Stefan Bollmann :

    « Je suis tombé un jour, à la Alte Pinakothek de Munich, sur un tableau de Pieter Janssens Elinga, natif de Bruges. Tout ce que je savais de ce peintre, c'est qu'il était l'inventeur de ce que l'on appelle les « boites à perspective », très appréciées en Hollande au XVIIe siècle.

    Le tableau sur lequel s'est portée mon attention n'était cependant qu'un panneau un peu assombri au cours des siècles, qui, à première vue, n'avait rien de spectaculaire. Il invitait toutefois le spectateur à parcourir des yeux la pièce qu'il représentait, une pièce bien rangée, inondée de lumière, et dont il émanait une sensation de bien-être. Ce qui, d'emblée, accrochait le regard, était une femme entrain de lire, tournant le dos au spectateur – on pourrait même dire qu'elle tournait le dos à la terre entière. Elle était assise sur une chaise placée sous les hautes fenêtres de la pièce, et elle lisait. »

    Et plus précisément : "elle tournait le dos à la terre entière". Se plonger dans un livre n'est-ce pas justement s'isoler du reste du monde, pour retrouver celui contenu dans le livre ?

    Le livre de Laure Adler, que je suis en train de lire, fait le tour ce tout ce qu'implique la lecture, pour les femmes bien sûr, et on est surpris du nombre d'exemples qu'elle a pu trouver pour éclairer ses propos ; mais pas seulement pour elles... Comme la femme du tableau, que Stefan Bollmann pense être une servante, combien de femmes en effet ont-elles du "voler" un peu de temps pour lire ? Combien de fois a-t-on pu leur dire qu'elles perdaient leur temps ?

     

     


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  • Non je ne veux pas plagier Baudelaire

    simplement parler d'un petit cadavre que j'ai croisé alors que j'attendais le bus,

    Charogne

     

    Tu avais du être un chat, d'après la taille de tes restes,

    un peu de fourrure et des os mêlés aux graviers et aux brindilles.

    Oublié de tous, dédaigné,

    tel est le sort de tant de chats.

    Tu as eu l'imprudence et l'impudence de traverser une rue dangereuse,

    même pour les humains,

    une de ces 4 voies qui desservent les zones commerciales.

     J'ai si honte parfois d'appartenir à l'espèce humaine.

     


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