• Maurice Marinot est célèbre pour ses magnifiques verreries, mais il était peintre au départ, et l'est resté toute sa vie. En cherchant un sujet pour illustrer les années 20, mais celles du siècle dernier, je suis tombée sur ce portrait,

     

    Au coeur de l'art déco : Maurice Marinot

    Maurice MARINOT (1881 - 1960) - Femme au collier de fleurs (1920) huile sur cartons

     

    Ce tableau  est-il  caractéristique de l'art déco ? Il est charnière, mais je le trouve surtout très représentatif des années 1920. Je trouve qu'il représente le style que les femmes ont adopté dans ces années que l'on a surnommées "folles". On y retrouve le style de Marinot, alliant force et subtilité, et en même temps simplicité et douceur. Cette œuvre a été adjugée en 2007 et fait partie des ventes record de l'hôtel des ventes de Troyes. (voir ICI)  

    Le Musée d'art moderne de Troyes possède une importante collection des verreries de Maurice Marinot :

    https://www.musees-troyes.com/art-moderne/decouvrir-la-collection/arts-decoratifs/

    ainsi que des peintures et des dessins, et il s'agit même du fonds le plus important du musée.

    J'aime énormément les verreries, et particulièrement celles de Marinot, leur découverte au musée de Troyes a constitué l'un de mes chocs artistiques. Alors ne venez pas me parler d'arts mineurs...

     

    Pour le tableau du samedi sur le blog de Lilou Soleil, et sur le thème "Nous entrons dans les années 20"

    En souvenir de Lady Marianne

     

     


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  • Dans un article de décembre 2017 le magazine "Beaux Arts" posait la question :"Pourquoi les bébés de la Renaissance sont-ils si laids", sous ce titre un peu provocateur, Malika Bauwens analyse la représentation des "Vierges à l'enfant", et notamment celle de l'enfant Jésus qui va évoluer progressivement au cours de la Renaissance.

    Le premier exemple, bien choisi, était "la sainte famille" de Jan Cornelisz Vermeyen,

     

    Huile sur bois • 64,3 x 54,5 cm • Coll. Rijksmuseum, Amsterdam • © Rijksmuseum

    L'enfant est représenté ici tel un adulte en miniature, avec toute sa musculature. Le second exemple est 

    La représentation de l'enfant évolue au cours de la Renaissance

    Fra Filippo Lippi, La Vierge à l’Enfant, vers 1465

    Détrempe sur bois • 76,3 × 54,2 cm • Coll. Alte Pinakothek, Munich • © Artothek / LA COLLECTION

     

    L'enfant est plus "mignon", mais est bien trop potelé.

    Alors, maladresse, volonté ? Manque de modèles ? La Renaissance c'est la période où l'art s'individualise, les artistes s'intéressent à la perspective, à l'anatomie et au réalisme. Tout au long du Moyen-Age, hormis les scènes de Nativité, il n'y a que peu d'occasion de représenter des enfants. L'enfant Jésus y apparait sous les traits d'un adulte, car le Christ est un homme dans un corps d'enfant. D'où ces êtres hybrides, adultes, voire vieillards, en miniature, une manière de représenter "la sagesse" divine.

    Depuis la "Renaissance" du XIIe siècle, on s'intéresse d'avantage à l'enfant, à son éducation. Des traités d'anatomie commencent à circuler et la réflexion sur la représentation de l'enfant va ainsi peu à peu évoluer. C'est aussi depuis la fin du Moyen-Age que l'enfant Jésus est représenté nu ou peu vêtu, pour symboliser le mystère de l'Incarnation. L'article note aussi une différence stylistique entre l'Europe du Nord, où les bébés sont plus austères et l'italie qui représentera des enfants plus grassouillets (voir les exemples ci-dessus).

     

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    Nous voici en 2020, on peut y voir 20/20, note excellente, et bien des choses. J'y vois comme un retour de l'histoire. Il y a 100 ans, pour oublier la "grande guerre" et les années difficiles qui avaient suivi, une partie de la société plongeait dans ce que l'on a appelé les "années folles", on a fait la fête,  on découvrait le "swing", le cinéma parlant et musical, les parisiens, eux,  découvrent Joséphine Baker...

     

    Le tableau du samedi pour le 11 janvier : nous entrons dans les années "20"

     

    Des années particulièrement riches dans le domaine artistique, on a continué à repenser la peinture, l'art déco remplaçait l'art nouveau... "À Paris, le quartier Montparnasse symbolise ce renouveau, où le plaisir et l'exubérance sont érigés en mode de vie". Futura sciences

    Ce thème vous inspire-t-il pour samedi prochain, le 11 janvier ?


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  • Le thème pour ce samedi était en "fanfare et en musique", histoire de bien débuter l'année. J'avais choisi plusieurs tableaux, plus ou moins festifs (c'était mon intérêt de départ, le côté festif), pour éviter tout doublon,  la Fanfare de Bois-le-Roi ayant été choisie par Amande Doucej'ai finalement choisi une œuvre colorée,
     

     

    La Fanfare du Cap Ferret

     

    Lionel Sourisseau Fanfare des 44 hectares du Cap Ferret

    Aux antipodes de celle d'Antoine Jean Bail, une œuvre très contemporaine proche de celles des artistes de street art.

    Lionel Sourisseau est né en 1951 à Saumur. 

    Autodidacte, il peint depuis les années 70 et a travaillé au départ d'une manière académique à l'huile. Depuis les années 2000 un décloisonnement c'est produit dans ses travaux tant aux niveaux des techniques, de la matière et de la composition.

    « Le but c'est de peindre comme on jouerait d'un instrument de musique, faire de l'improvisation , jouer avec la matière, laisser venir les choses, détecter les formes à travers les couleurs ».

    « Faire un art spontané , sans artifice , brut. " le-musee-prive.com

     

    Je garde toujours une petite place dans mon cœur pour ce que Jean Dubuffet a appelé "art brut"

     

    Pour le tableau du samedi

    "Le samedi, on présente un tableau en quelques mots en disant pourquoi il nous plaît ou nous émeut, ou nous trouble. Et voila.
    Vous n'avez pas fait les beaux arts ? moi non plus, on parle d'émotions,
    deux mots sur le peintre, et on partage." En souvenir de Lady Marianne

     

    Vos participations sur le blog de Lilou

    https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi/


     Et merci à vous d'avoir joué le jeu...


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    Le repos des statues

     

     

    Pour le clic clac du vendredi j'ai choisi une photo prise dans le dépôt du service du Patrimoine du Département de la Drôme, les statues ainsi emballées m'ont fait penser à des momies. Là sont entreposés les trouvailles archéologiques, mais aussi le contenu de lieux patrimoniaux, châteaux, églises disparues ou non...

    Le Clic Clac chez Tortue, c'est une photo publiée le vendredi pourvu qu'elle soit rigolote, insolite, amusante, poétique, anodine...

     


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    En guise de voeux pour 2020

     

    Un décor de vitrine sculpté par ma sœur Marie José, et  habillé par le studio dans lequel elle travaillait alors. Les petits, tout petits, lutins faisaient partie d'un vase entièrement décoré de tissus divers, c'était la marque de fabrique de cette société.

    C'est pour moi l'associer à ces vœux de nouvel an, bien qu'elle soit partie il y a longtemps déjà. De son travail, éphémère, il ne reste que quelques fragments et surtout les photos qu'elle avait prises pour son book. Cela reste impossible d'envisager des fêtes de fin d'année sans elle, c'était souvent la seule période de l'année où elle nous rejoignait... ah oui, elle habitait et travaillait à Londres. Les vitrines de Noël à Londres sont un évènement.

    https://www.escapadesalondres.com/pages/les-bons-plans/bons-plans-cultures/la-magie-des-traditionnelles-vitrines-de-noel-a-londres-1.html


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    En attente de réponse de Lilou, je propose un thème pour le premier "Tableau du samedi" de 2020 : il est de bon ton de débuter une année dans la joie et surtout en musique, alors, pour celles et ceux que cela peut intéresser, je propose :

    "En fanfare et en musique"

     

    Premier Tableau du samedi de 2020

    http://saperlipopette87.centerblog.net

     

     

    A bientôt pour perpétuer l’œuvre de Lady Marianne qui nous manque beaucoup.

    Premier Tableau du samedi de 2020

     

     

     


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  • Pour le tableau du samedi de cette fin d'année 2019, j'ai choisi l'actualité avec cette grande rétrospective, la première consacrée à ce peintre, que le musée Prinsenhof Delft organise jusqu'au 16 février 2020.

     

    Rétrospective "Pieter De Hoock" à Delft

    L'Armoire à linge (1665), Rijksmuseum, Amsterdam Wikipedia

     

    Moins connu chez nous que son compatriote Vermeer, il est pourtant le créateur de ces scènes de genre qui représentent la classe moyenne de Delft au XVIIe siècle. La ville de Delft était alors une ville industrielle prospère (grâce notamment à sa faïence et ce fameux bleu qui fit sa renommée) et un centre artistique dynamique,  avec le peintre Carel Fabritius qui influença tout une génération, dont Vermeer et De Hooch.

    Pieter De Hooch est né à Rotterdam en 1629 et a été l'élève de Nicolas Berchem à Haarlem. Il s'installe à Delft vers 1650, et c'est là où il se détache des sujets chers aux peintres de Haarlem, (corps de garde, scènes de tavernes, paysans...) pour des sujets domestiques et des scènes d'intérieur. Sa palette se fait plus colorée et la recherche de la lumière devient prépondérante, avec la recherche de plusieurs sources : à une lumière latérale, privilégiée, s'ajoute celle venue du fond, grâce à une ouverture vers l'extérieur ou vers une autre pièce. Cette échappée, doorkijkje en néerlandais, construit l'espace en profondeur, une perspective fuyante, par le carrelage par exemple, vient accentuer cet effet.

    Pieter De Hooch a souvent caché des symboles dans ses œuvres, notamment par l'introduction de peintures dans ses intérieurs,  selon" la tradition hollandaise qui veut que la peinture adhère au concept classique de tot leeringh ende vermaeck : apprendre et se divertir." (*)
      

    Parmi les musées qui participent à cette rétrospective, les musées des Pays Bas bien sûr, le Rijksmuseum d’Amsterdam, en premier lieu, qui possède la plus importante collection de Pieter De Hooch ; mais aussi plusieurs musées américains, et européens. Je n'ai pas trouvé si le Louvre a prêté "La Buveuse". (*) Voir la notice sur le site du musée :

    https://www.louvre.fr/oeuvre-notices/la-buveuse

     

    Exposition :

    PIETER DE HOOCH À DELFT DANS LA LUMIÈRE DE VERMEER

    musée Prinsenhof Delft - Du 11 octobre 2019 au 16 février 2020

     

    Pour le tableau du samedi  chez Lilou

    "Le samedi,on présente un tableau en quelques mots en disant pourquoi il nous plaît ou nous émeut, ou nous trouble. Et voila.
    Vous n'avez pas fait les beaux arts ? moi non plus, on parle d'émotions,
    deux mots sur le peintre, et on partage.

     En souvenir de "Lady Marianne"

     

     


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