• Pour ma participation de ce jour au challenge du "tableau du samedi", et pour suivre Lady Marianne, même s'il s'agit d'un thème libre, j'ai choisi de parler des femmes, des femmes au travail, plus particulièrement pendant la seconde guerre mondiale, où on le sait, les femmes ont pris toute leur part dans l'effort de guerre en Grande Bretagne,

    Les femmes dans l'effort de guerre

    Huile sur toile - 1943 - Imperial War Museum - Wikipedia

     

    Ici, la femme est identifiée, il s'agit de : "Ruby Loftus vissant un manchon de culasse",  une jeune ouvrière travaillant dans une usine d'armement. Il me semble que c'est un plus que cette travailleuse soit sortie de l'anonymat... La peinture est très réaliste, proche des œuvres de propagande, elle n'est pas faite pour dénoncer des conditions de travail, mais pour montrer l'engagement dans une démarche nationale, l'effort de guerre. Si le travail est dur, les femmes du tableau ne semblent pas souffrir, et Ruby Loftus est concentrée sur le désir de bien faire.  

    Il s'agit de l’œuvre la plus connue de Laura Knight (1877-1970)  peintre et graveuse britannique.

     

     


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  • Je voulais citer l'un des tableaux choisis pour illustrer le livre de Laure Adler et Stefan Bollmann:

    "Les femmes qui lisent sont dangereuses"  - Éditeur : Flammarion

    pour le challenge du tableau du samedi pour ce 13 juillet. Il se trouve que cela va dans le même sens que celui choisi par Lady Marianne, qui a choisi elle aussi une fille qui lit, enfin une fille avec un livre, avec une toile de Marie Petiet. Vous pourrez voir pourquoi je fais une différence lorsque vous aurez découvert ce tableau.

    Le tableau que j'ai choisi est celui présenté dans l'introduction par Stefan Bollann :

    "La femme qui lit" Pieter Janssens Elinga

    Femme en train de lire de Pieter Janssens Elinga (1668-1670)

    Je l'ai choisi pour ce qu'en dit Stefan Bollmann :

    « Je suis tombé un jour, à la Alte Pinakothek de Munich, sur un tableau de Pieter Janssens Elinga, natif de Bruges. Tout ce que je savais de ce peintre, c'est qu'il était l'inventeur de ce que l'on appelle les « boites à perspective », très appréciées en Hollande au XVIIe siècle.

    Le tableau sur lequel s'est portée mon attention n'était cependant qu'un panneau un peu assombri au cours des siècles, qui, à première vue, n'avait rien de spectaculaire. Il invitait toutefois le spectateur à parcourir des yeux la pièce qu'il représentait, une pièce bien rangée, inondée de lumière, et dont il émanait une sensation de bien-être. Ce qui, d'emblée, accrochait le regard, était une femme entrain de lire, tournant le dos au spectateur – on pourrait même dire qu'elle tournait le dos à la terre entière. Elle était assise sur une chaise placée sous les hautes fenêtres de la pièce, et elle lisait. »

    Et plus précisément : "elle tournait le dos à la terre entière". Se plonger dans un livre n'est-ce pas justement s'isoler du reste du monde, pour retrouver celui contenu dans le livre ?

    Le livre de Laure Adler, que je suis en train de lire, fait le tour ce tout ce qu'implique la lecture, pour les femmes bien sûr, et on est surpris du nombre d'exemples qu'elle a pu trouver pour éclairer ses propos ; mais pas seulement pour elles... Comme la femme du tableau, que Stefan Bollmann pense être une servante, combien de femmes en effet ont-elles du "voler" un peu de temps pour lire ? Combien de fois a-t-on pu leur dire qu'elles perdaient leur temps ?

     

     


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  • Non je ne veux pas plagier Baudelaire

    simplement parler d'un petit cadavre que j'ai croisé alors que j'attendais le bus,

    Charogne

     

    Tu avais du être un chat, d'après la taille de tes restes,

    un peu de fourrure et des os mêlés aux graviers et aux brindilles.

    Oublié de tous, dédaigné,

    tel est le sort de tant de chats.

    Tu as eu l'imprudence et l'impudence de traverser une rue dangereuse,

    même pour les humains,

    une de ces 4 voies qui desservent les zones commerciales.

     J'ai si honte parfois d'appartenir à l'espèce humaine.

     


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  • Pour le challenge du "Tableau du samedi" avec Lady Marianne, j'ai choisi un peintre établi en Normandie et qui a souvent peint les Andelys, le château Gaillard : René Sautin

     

    Petit détour par la Normandie de René Sautin

    René SAUTIN (1881-1968) - les ruines du Château-GAILLARD

    les Amis de l'Ecole de Rouen

    "René Sautin naît à Montfort-sur-Risle en 1881. Il entre aux Beaux-Arts de Rouen dans l’atelier de peinture du peintre Philippe Zacharie, puis à Paris dans l’atelier Ferrier où il reçoit les conseils d’Albert Lebourg, natif du même village. Il entre ensuite aux Indépendants avec Signac et Luce." Art en Seine

     Il se fixe aux Andelys en 1911 et peindra très souvent ce lieu, composant à chaque fois une nouvelle œuvre.

    Bouleversé par la seconde guerre mondiale, il fera évoluer son style,  ses dessins se cernent de noir. Il représentera les ruines provoquées par les bombardements dans une série d'aquarelles.

     

    Le musée Municipal Nicolas POUSSIN des Andelys lui a consacré une rétrospective en 2018.

     

     


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    La "Marie Madeleine" du Caravage revisitée par Scoria dell'Arte

     

    Pardon pour ce clin d'oeil opportuniste, canicule oblige, pour illustrer le challenge du "tableau du samedi"  sur le blog de Lady Marianne ; j'ai choisi ce classique signé du Caravage,  "Marie Madeleine en extase" revisité sur le blog un rien iconoclaste :

    à voir sur Facebook : https://fr-fr.facebook.com/scoriadellarte/

    Beaucoup de chefs-d’œuvre y sont ainsi revisités.

     

    Quant au tableau original, il fut réalisé en 1606 par Le Caravage, dans la tradition baroque des extases. Un hommage a été rendu à cette tradition par l'artiste Ernest Pignon Ernest , dont l’œuvre fait l'objet en ce moment d'une rétrospective au Palais de Papes d'Avignon. 

    https://www.francetvinfo.fr/

     


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