• La consoude, symphytum officinale, est une plante injustement oubliée et qui a rendu de grands services aux hommes, comme aux animaux.

    Beignets de consoude

    extrait de mon calendrier 2016 (voir ICI)

     

    On peut la trouver à l'état sauvage, mais aussi l'introduire au jardin.

    Riche en protéines, elle peut se consommer comme légume, comme les épinards, et en beignets elle prend un goût de poisson, la recette est simple:

    plonger deux feuilles, faces inférieures l'une contre l'autre- dans la pâte avant de frire.

     

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  • Souvenirs d'enfance : la table de Noël

    Chez mes grands-parents à Visan, dans le Vaucluse (*)

    Noël, on le sait se conjugue avec l'enfance et les souvenirs qu'il nous fabrique sont parmi les meilleurs que l'on garde au fond de sa mémoire. Chez mes grands-parents toute la famille se réunissait autour du réveillon, après la messe de minuit, où nous allions tous.  Alors, elle avait vraiment lieu à minuit, après que l'on ait mis dans la cheminée la grosse bûche. Nous les enfants, nous tenions bon dans l'attente du réveillon et sa magie.

    Là il s'agit du lendemain, pour le repas de Noël, le vrai repas familial où nous savourions les spécialités de ma grand-mère, dont les fameuses tartines de grives au genièvre. Je n'ai pas le souvenir que nous respections la tradition provençale des treize desserts. Voir le site de la ville d'Aix en Provence ICI

    Souvenirs d'enfance : la table de Noël

    la table calendale reconstituée ici dans le péristyle de la Mairie d'Avignon par les Huchers de Provence en 2010

    Si nous sortions bien la belle vaisselle, les bonnes bouteilles de vin vieux, la région de Visan en est riche, les mets festifs traditionnels de Noël, volailles, cardons..., on le voit, la décoration était simple. Le sapin ne s'orne que de coton, pour la neige, de clémentines et de bougies que l'on éclairait lorsqu'on était présents pour éviter les incendies.  Rien à voir avec les dérives actuelles, depuis que ces fêtes ont pris un caractère commercial. Pour nous, primait la convivialité familiale, et c'est bien ce qui nous a fabriqué de si beaux souvenirs.

    (*) une autre photo avec ma maman et ma sœur sur mon blog "Échappées de Lumière"  ici

     


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  • "La gigérine, également appelée « pastèque à confiture », barbarine, méréville ou citre, est une variété de la pastèque (Citrullus lanatus), de la famille des Cucurbitaceae." Wikipedia

    La confiture de gigérine - citre

    gigerine achetée sur le marché de la place des Carmes à Avignon

    Pour moi, la confiture de gigerine est bien une tradition car c'était, parmi les confitures confectionnées par ma grand-mère, ma préférée, avec la gelée de groseilles à sa façon. Je fais des confitures depuis peu, et en petites quantités, faute d'avoir une vraie marmite à confitures. Et je n'ai pas hérité de ses recettes, je vais donc les chercher ailleurs. Celle de la gigerine je l'ai trouvée dans "l'alimentation provençale et la santé " - 150 recettes traditionnelles - sous l'égide de la MSA.

    Prendre :
    4 kg de citre ou gigerine
    2kg de sucre
    2 oranges
    2 citrons

    Déjà, je n'ai pris qu'une gigerine, soit 1.7 kg - un citron et demi -  800 gr de sucre et une mandarine confite- faute d'avoir trouvé des oranges non traitées.

     "Couper la chair de la gigerine en cubes.
    Faire macérer une nuit avec le sucre, les oranges et les citrons coupés en morceaux.
    Faire cuire une heure.
    Laisser refroidir.
    Cuire à nouveau une 1/2 heure.
    Mettre en pot immédiatement.
    Fermer et retourner
    si vous la stérilisez, vous pouvez diminuer la quantité de sucre.
    Il est possible de rajouter un peu de rhum.
    cette confiture peut être faite aussi avec du melon vert ou de la pastèque."

    La confiture de gigerine - citre

    Je laisse les morceaux, question de goût et j'utilise de l'agar-agar pour gélifier et faire moins cuire. Pour le sucre je n'utilise que du sucre "commerce équitable", pur canne, blond de préférence, il est plus cher mais a plus de goût.  Le problème de conservation se pose peu car vu la faible quantité que je produis, là 4 pots seulement, elles sont vites consommées, mes confitures. Elles ne sont pas économiques, étant donné que je dois acheter tous les ingrédients, reste surtout le plaisir de les faire soi-même.


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  • Le souvenir de cette fête chrétienne est pour moi toujours marqué par les fruits confits. Mes grands-parents maternels habitaient Visan, dans l'enclave vauclusienne. Lors de la cérémonie des Rameaux, nous allions faire bénir ces dits rameaux, mais, comme dans presque toute la Provence, ils étaient garnis de fruits confits.

     

    Les rameaux en Provence et les fruits confits

    avant d'être garnis ils ressemblaient à ça,

    j'ai trouvé cet exemple sur le site http://esmma.free.fr/mde4/rameaux.htm, qui cite les dernier fabricants de rameaux (à vérifier) à Pennes-Mirabeau : René et Simone Chiappero qui ont arrêté la fabrication en 1999.

    Ma grand-mère apportait le rameau chez le boulanger pâtissier qui le garnissait, et le rapportait à la maison où il attendait la messe des rameaux pour être béni.

     

    Les rameaux en Provence et les fruits confits

    A Nice http://www.nicerendezvous.com

    C'est peu dire que nous attendions avec impatience le moment où nous pourrions enfin ouvrir les sachets et déguster les délicieuses tranches de melon et découper l'orange placée tout en haut. Il n'était pas question d'y toucher avant qu'ils ne soient bénis, c'est cette attente qui sans doute nous a marquées.

    Cette tradition ne semble pas avoir perduré. Les rameaux en Provence, comme dans beaucoup d'endroits en France sont des branches de buis, ou de laurier sauce ou encore d'olivier.  Les fruits confits sont couteux, cela justifie peut-être l'abandon de cette tradition.

    Moi c'est toujours le melon confit que je préfère,

    Les rameaux en Provence et les fruits confits

    ici fabrication des fruits confits par la confiserie Clavel de Carpentras.

    Carpentras, l'autre capitale du fruit confit avec Apt.:

    "Les romains déjà conservaient des fruits cuits dans du miel. Au Moyen-Âge des fruits confits apparaissaient sur les tables de banquet. Mais c'est au XVIII et XIXème siècle que la fabrication du fruit-confit devient une véritable source de richesse pour la région. Une quinzaine de fabriques fonctionnaient alors à Carpentras et expédiaient leur production jusqu'en Angleterre. Des centaines de familles vivaient de cette activité, souvent liée à la fabrication de berlingot. Le déclin a commencé vers les années cinquante avec l'apparition d'un fruit-confit industriel, qui devait peu à peu remplacer totalement la fabrication traditionnelle." Sur le site de la confiserie Bono.

    De la fabrication des fruits confits sont nés les berlingots : " C'est en 1844 que le 1er berlingot "moderne" fut créé à Carpentras par le pâtissier François-Pascal LONG. Ce pâtissier aurait eu l'idée d'utiliser le sirop d'egouttage des fruits confits, qu'il fit cuire, le parfuma à la menthe et eut l'idée de décorer la pâte avec un sucre blanchi. Il découpa ensuite la pâte encore chaude avec des ciseaux pour lui donner la forme que nous connaissons aujourd'hui." Et c'est le premier pape d'Avignon, Bertrand de Got - Clément V qui donnera son nom à cette sucrerie.

    Les fruits confits garnissent aussi la traditionnelle brioche des rois en Provence :

    Les rameaux en Provence et les fruits confits

     

    Article repris de mon blog "Encrer le Monde" pour la partie sur les fruits confits.


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  • Le printemps précoce de cette année 2014 peut inciter à installer un potager sur son balcon.

    Un potager sur son balcon ?

    Chaque année je cultive quelques salades, ici feuilles de chêne et batavia, en pots pour la fête annuelle de l'association du quartier des Halles - voir ici. Tout le monde peut participer et ainsi, le temps d'une journée, faire reverdir la place Pie et la Place Saint Jean le Vieux.
    Mais, petit conseil, s'il s'agit de les consommer, ne pas attendre et cueillir les feuilles au fur et à mesure de la pousse, car ensuite, les salades ne sont pas très gouteuses, amères et surtout dures. Par contre, j'ai  des plantes aromatiques en pots, histoire d'avoir toujours sous la main un brin de persil, de la sauge, de la menthe... et en été du basilic. Mais pour ce qui est d'un vrai potager, qui demande par exemple plus d'eau, il faut étudier la question. J'ai trouvé des conseils sur le site de la mairie de Paris :http://blogs.paris.fr/casepasseaujardin/2014/03/03/un-potager-sur-mon-balcon/

    En ce qui concerne la fête de la Tour Saint Jean 2014, la date n'est pas encore arrêtée, rendez vous sur le blog de l'association pour plus d'informations en temps utile : http://aqdhalles-avignon.over-blog.com/ et voir les photographies des années écoulées.


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