Alan Rickman - ou le violoncelle fantôme - Celloscope#33 -
"Alan Rickman en fantôme violoncelliste ? C'est possible ! C'est un film d'Anthony Minghella intitulé "Truly, Madly, Deeply", et c'est dans Celloscope, le magazine du violoncelle au cinéma, présenté par Alexis Descharmes..." Celloscope#33
Truly, Madly, Deeply, sorti en 1991 est le premier film d'Anthony Minghella, avec Alan Rickman et Juliet Stevenson. Un an avant Ghost, il nous raconte l'histoire d'un homme qui revient sous forme de fantôme pour consoler son épouse dévastée par sa mort.
"Nina est inconsolable depuis la mort de Jamie, son mari violoncelliste. Un jour pourtant, celui-ci réapparaît, comme si de rien n'était. Mais bientôt, il devient "envahissant", imposant à Nina la présence d'amis musiciens, fantômes comme lui, avec lesquels il improvise des concerts et regarde des vidéos. Dans le même temps, Nina rencontre un travailleur social, Mark, dont elle s'éprend et réciproquement. Jamie comprend alors qu'il est temps de "disparaître" définitivement..." Wikipedia
On le comprend très tôt, Jamie est indissociable de son violoncelle et la musique est au cœur de leur amour.

La musique est un lien, mais il faudra aussi qu'elle permette à Nina de faire son deuil, et qu'elle finisse par choisir la vie. Point de suspense ici, juste l'histoire de quelqu'un qui doit se reconstruire. Un film tout en nuances, qui a choisi la tendresse et la profondeur des sentiments et des êtres.
En 1996, Minghella connaîtra ensuite un plus grand succès avec Le Patient anglais (1996) et pour une fois Alan Rikman ne joue pas les méchants. A noter qu'il avait appris à jouer du violoncelle pour le rôle, mais qu'il est néanmoins "aidé" dans certaines scènes.
