Lorsque les amoureux se font plus pressants ou la fin de l'amour courtois
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Christine de Pizan, Christine de Pizan critiquant Jean de Meun, comparée à la courtisane grecque Léonce - Le Livre des cleres femmes - Boccace, Paris, vers 1403 - BNF, Manuscrits français 12420, f. 93
L'époque de Christine de Pisan sonne la fin de la littérature courtoise, lorsque Jean de Meung reprend le Roman de la Rose, nous sommes loin de Guillaume de Lorris, dernier vrai représentant de cette tradition courtoise. Le ton est plus désenchanté, dogmatique. Fini le temps où la femme était la Dame, symbole de la perfection et de toutes les aspirations les plus nobles. Un vent d'anti féminisme commence à souffler. Lorsque Christine de Pisan compose son "Épître au Dieu Amour", pour contrer les idées de Jean de Meung, c'est l'Université de Paris qui se sent attaquée. Une querelle s'ensuit, seul Jean Gerson soutiendra Christine de Pisan, lui qui, comme elle, défendit aussi Jeanne d'Arc.
(*) Boccace a cédé à une tendance à la mode en cette fin du Moyen-Age : le panthéon des femmes célèbres, dans son recueil "le Livre des cleres et nobles femmes" . Cette enluminure est extraite de l'ouvrage créé pour le duc Jean Ier de Berry par celui que l'on surnomme Le Maître des Clères Femmes
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