Quand la photographie est fascinée par la peinture - suite
J'ai donc choisi pour samedi dernier un autre portrait, celui de la jeune fille dans un cadre de Rembrandt, et j'ai préféré écrire un nouvel article sur la fascination des photographes contemporains pour la peinture ancienne, il faut dire qu'à travers des codes rigides, les maîtres du Moyen-Age, de la Renaissance et de l'époque classique et baroque, ont su personnaliser ce genre si particulier du portrait.
Après avoir tout cassé, car ils avaient fait le tour de toutes les audaces possibles dans le cadre strict du tableau, ou de la sculpture, les artistes plasticiens ont tout osé aussi, depuis l'après guerre, où il n'était plus possible pour la plupart de continuer "comme si de rien n'était". Mais on le sait, l'art se réinvente sans cesse, et il est normal que les artistes contemporains explorent les œuvres anciennes et pas seulement pour acquérir une technique.
Il existe donc un véritable courant en photographie contemporaine à la recherche de l'esthétique, et du message aussi sans doute, des maîtres classiques.
J'avais déjà présenté le travail de Jaime Muñoz, qui exposait en 2019 dans le cadre des Rencontres de Chabeuil, ses photographies inspirées par les grands peintres, des natures mortes cette fois, avec "le dessert de gaufrettes" de Baugin - ICI
J'ai rencontré aussi le travail d'un photographe français, Sacha Goldberger, à l’œuvre protéiforme aussi, avec, notamment sa série de portraits à la manière flamande,

Mais il a exploré bien d'autres pistes. Et l'hommage glisse, avec un peu d'ironie, vers une re-visite plus libre et quelque peu iconoclaste, comme ici, aussi, avec cette photographie d'Ewa Cwikla nominée aux Fine Art Photographie Awards

Je n'ai pas poursuivi mes pérégrinations pour le moment, mais j'aurai sûrement l'occasion de revenir sur ce sujet qui n'a pas fini de passionner peintres et photographes, quand ils ne sont pas les deux.