• "L'Art du Portrait" « Les plus grandes œuvres européennes - 1420-1670 »

    L'auteur, Norbert Schneider, a choisi cette période, de la fin du Moyen-Age à celle de la période "classique", comme celle où l'art du portrait se développe, se définit et où le "portrait" commence à se collectionner.

     

    "L'Art du Portrait" « Les plus grandes œuvres européennes - 1420-1670 »

    Jan van Eyck – les  époux Gionanni Arnolfini -Wikipedia

    Ce tableau peint sur bois en 1434 est très représentatif du nouvel engouement pour le portrait de la part de personnes privilégiées qui se font représenter dans une période importante de leur vie, ici leur mariage, ou/et, exposer leur "rang" social, ici deux riches marchands d'origine italienne établis à Bruges. La symbolique joue à plein, et même tout est symbole, de la manière dont elle relève son vêtement, jusqu'au chien en passant par tous les objets présents dans le tableau. 

    Ce ne sont donc plus uniquement les "personnalités" religieuses ou politiques qui sont représentées, mais aussi des particuliers qui désirent laisser une trace de leur réussite. Le désir de ressemblance qui s'insinue correspond à cet individualisme refoulé depuis l’Antiquité. Au Moyen-Age, les "portraits" n'étaient pas forcément peints du vivant de la personne. A Rome ils s’inscrivaient dans la représentation d'une lignée et pouvaient dont être interchangeables.

     

     

    "L'Art du Portrait" « Les plus grandes œuvres européennes - 1420-1670 »

     Gionnanni Bellini – Le Doge Leonardo Loredan 1501-1505

    Le portrait se veut "ressemblant",  les notions de "beau et de laid" n'existent pas encore. J'ai choisi cet exemple cité dans l'ouvrage, car le portrait y est reproduit en noir et blanc,

     

    "L'Art du Portrait" « Les plus grandes œuvres européennes - 1420-1670 »

    j'ai reproduit cet effet ici à partir de la reproduction prise dans Wikipedia. J'ai eu vraiment l'impression de me trouver devant une photographie et non devant une peinture, lorsqu'on écarte ainsi ce qui rattache ce portrait à son époque.

     

    Le souci de  " ressemblance exactement saisie et vérifiable" s'impose.  Jusqu'à ce que Hegel dans son "Esthétique" déclare ces « portraits ressemblants jusqu'à l’écœurement » et impose l'idéalisme allemand.

    Norbert Schneider retrace aussi l'évolution des termes, représentatifs des notions attachées à ce type de représentations :

    - pour Villard de Honnecourt le terme de "figure" désigne aussi les animaux, dans son livre de portraiture,

    - pour  Abraham Bosse (1602-1676) graveur sur cuivre, "portrait" repris de " portraiture" désigne tout autant le tableau que le portrait lui-même,

    "C'est seulement André Félibien, ami de Nicolas Poussin qui propose une différenciation en réservant la notion de portrait à la représentation d'humains, pour les animaux il prévoit la notion de « figure » et représentation pour les végétaux, les pierres..."

     

     

    Pour le reste, je vous renvoie à l'ouvrage, qui reprend l'histoire et l'évolution de l'art du portrait à travers des exemples détaillés :

    L'Art du Portrait – Norbert Schneider – Editions Taschen 2002

    « Les plus grandes œuvres européennes - 1420-1670 »

    "L'Art du Portrait" « Les plus grandes œuvres européennes - 1420-1670 »

     

     

     

     

     

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