• Poésie - littérature

    Contrairement à toutes les illustrations de ce blog, certaines reproductions ne peuvent être agrandies par un clic de souris.

  • Ce vers de Sapphô de Mytilène sert de titre à un ouvrage édité par "Poésie Gallimard" et que je viens de lire en édition de poche, emprunté à la médiathèque de Guilherand :

     

    "Quelqu'un plus tard se souviendra de nous" -  Poésies de femmes

     

     

    Poésies de femmes, et non poésie féminine, si tant est que ce concept existe comme le dit la préface. Il s'agit d'une « anthologie des quinze femmes poètes publiées » dans cette collection. Poèmes d'amour pour la plupart,  même si les femmes poètes n'ont pas limité là leur création, sans doute l'ont-elle mieux chanté ?

    L'ouvrage ne se veut pas non plus exhaustif, beaucoup de femmes n'y figurent pas. Par exemple la Comtesse de Die, une Trobairitz parmi tant d'autres, ou encore Christine de Pisan ; pour n'évoquer que le Moyen-Âge.

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  • "Les jambes allongées au soleil, on ne parlait pas vraiment avec Charlie, on échangeait des pensées qui nous couraient dans la tête, sans bien faire attention à ce que l'autre racontait de son côté."

     

    Matin brun

     

    Ainsi débute la courte nouvelle de Franck Pavloff, publiée dans un tout petit opus par les éditions Cheyne. Je l'ai relue récemment et je ne me souvenais pas que le second personnage s’appelait Charlie, au regard de l'actualité ce pamphlet contre le totalitarisme se lit à la lumière d'un filtre tout à fait différent et devient encore plus mordant.


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  • Christine de Pisan

    mois de février du calendrier réalisé par l'atelier d'Avignon (voir présentation ICI) enluminure de Laurent Martinez et calligraphié par mes soins...

    Le poème choisi est "Mon vrai amour",

    Christine de Pisan

     

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  • Le 26 décembre 2004, lorsque le grand tsunami se déchaîna sur l'océan indien je lisais un recueil de nouvelles de Nadine Gordimer, "Pillage".

     

    Ecrire le tsunami - Nadine Gordimer

    C'est le titre de la première des nouvelles, en voici des extraits :

    «Il y eut en notre temps un tremblement de terre mais le plus puissant jamais enregistré depuis que l'invention de l'échelle de Richter nous permet de mesurer les signaux apocalyptiques.

    Il fit basculer un plateau continental. Ces tremblements provoquent souvent des raz de marée ; ce colosse fit l'inverse, il avala l'océan en une grande aspiration. Le niveau le plus secret de notre monde nous fut révélé : les bateaux échoués au fond de la mer, des façades de maisons... Un regard ébahi courut entre ces choses ; les habitants qui avaient fui leurs maisons effondrées pour les collines maritimes se précipitèrent vers le fond. A la place du fracas et des mugissements qui les avaient terrifiés régnait un pur silence. La salive de la mer scintillait entre les objets... 

    Les gens s'empressèrent de prendre, prendre, prendre... Ils avaient réduit le silence en miette en s'interpellant et dans leurs cris comme ceux des goélands absents, ils n'entendirent pas au loin croître un bruit comme un grand vent. Et la mer ressurgit et les engloutit pour les ajouter ses trésors."

    Cette grande dame,  femme de lettres sud-africaine, prix Nobel de littérature en 1991, nous a quittés en juillet dernier. Elle avait publié ce recueil en 2003 sous le titre original de "Loot". 


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  • Au moment où s'ouvre le 68ème Festival d'Avignon sous le signe de la crise des intermittents, j'ai choisi de citer Pierre Boule, que l'on connait surtout pour la Planète des Singes, le Pont de la Rivière Kwaï... Dans « Pour l'amour de l'art » les personnages mis en scène par Pierre Boule poursuivent des rêves ou plutôt des ambitions et n'hésitent pas à manipuler le réel et les autres pour satisfaire leur hantise. Les plus "comédiens" ne sont pas forcément les acteurs  ;  les plus manipulateurs ne sont pas forcément les politiques.  Jusqu'à un dénouement « baroque » (c'est le terme de la quatrième de couverture) imaginé par l'auteur, tous se découvrent, ou presque.

     

    "Pour l'amour de l'Art" Pierre Boule

    Photographie extraite du film : "Le Discours d'un roi "

    Le Président de la République prend des cours de maintien et d'élocution auprès d'un comédien. Celui-ci, frappé par la teneur des discours qu'il fait répéter et qu'il entend, se présente à son tour à la Présidence. Après sa première conférence de presse, il est celui qui « dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas ». Pierre Boule de faire dire à l'éminence grise du Président, en citant Baudelaire :

     

    « Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,
    Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,
    Les montres glapissants, hurlants, grognants, rampants,
    Dans la ménagerie infâme de nos vices,
    Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde !...

    Et le personnage de Pierre Boule d'ajouter...

    « En le décrivant ainsi, le poète ne pouvait avoir qu'un être dans l'esprit ; l'homme-qui-dit-tout-haut-ce-que-les-autres-pensent-tout-bas. »

     

    Pour l'amour de l'art - Pierre Boule - éditions Julliard 1985 

     

     


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