• Le Centre de Patrimoine Arménien de Valence propose une exposition consacrée à Sebastião Salgado, le grand photographe franco-brésilien, et plus particulièrement à son travail sur l'Amérique Latine. J'aime beaucoup son regard, souvent décalé, qui nous mène vers ce que nous ne voyons pas forcément, comme ici, l'enfant 

     

    Le regard de Sebastião Salgado

    Ici ce n'est qu'une partie de la photographie de  S.Salgado, il n'était pas question de reproduire une photographie en entier

     on ne voit que ses mains et ses pieds nus, mais il est bien là, ou plutôt "elle" est bien là. Le monde paysan et les indiens trouvent avec lui un porte parole à travers ses clichés, tous en noir et blanc, empreints de gravité, car il nous montre un univers dur. Les gens sont pauvres mais le regard n'est pas misérabiliste,  ils se battent pour conquérir une nature souvent hostile, et maintenir leur identité.

    A voir jusqu'au 15 septembre au CPA - Square Aznavour/rue Louis Gallet - Valence

    Le regard de Sebastião Salgado

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le "Clic Clac" du vendredi, mon regard sur le regard de S.Salgado... oui j'ose...

    Le Clic Clac , c'est une photo publiée le vendredi pourvu qu'elle soit rigolote, insolite, amusante, poétique, anodine... Chez Tortue

     


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  • Souvenir de 2012 et d'une exposition autour de la Tarasque au château de Tarascon(*), j'ai retenu celle-ci  

     

    La "Tarasque" en bois flotté de Pierre Milhau

     

    elle semble voler plus que flotter dans le Rhône voisin, comme le veut la tradition. 

    (*)  "Bêtes, monstres et bestioles" Tarascon 2012

    http://chateau.tarascon.fr/expositions-creation-contemporaine.html

    La tradition de la Tarasque ICI

     

    Pour le clic clac du vendredi chez Tortue

    La "Tarasque" en bois flotté de Pierre Milhau


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  • J'ai choisi pour illustrer ce thème une série de peintures d'enfants représentant des tortues africaines, enfin des tortues traitées à la manière de peintures africaines,

     

    Le tableau du samedi : aujourd'hui les tortues

     

    L'Afrique à l'école maternelle,

    https://webinstit.net/fiche%20par%20theme/pays%20du%20monde/afrique_tortues.htm

    "Les enfants observent différents graphismes style africain et s'entraînent sur l'ardoise. Ils dessinent le contour d'une tortue au crayon à papier, (avec comme consigne de bien utiliser l'espace), puis repassent avec de la peinture à l'huile. Ils réalisent ensuite des graphismes puis les colorient. Ils doivent aussi faire un tour en signes graphiques et privilégier les couleurs naturelles : marron, terre, blanc et noir.... La peinture à l'huile se dilue avec un peu d'huile de lin si elle est trop pâteuse et se nettoie avec du white spirit. Attention, c'est souvent long à sécher et l'odeur persiste un bon mois. On peut aussi le faire avec de la gouache ou de l'acrylique. "

     

    Le tableau du samedi sur le blog de Lady Marianne


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    Le tableau du samedi - bonus : "Les Dames Cholmondeley"

    Tate Londres - The Cholmondeley sisters and their swaddled babies. c.1600–1610 - Anonyme-  Wikipedia

     

    Ces deux sœurs sont nées le même jour, se seraient mariées le même jour et auraient aussi accouché le même jour. Selon une inscription visible en haut à gauche du tableau 

     

    J'ai pu retrouver le nom de ce tableau qui m'avait frappée lors de ma première visite à la Tate de Londres, heureusement que j'ai eu la bonne idée d'acheter la brochure du musée. C'est pourquoi j'apporte ce bonus sur le thème de la maternité dans le cadre du challenge du "tableau du samedi",

    sur le blog de Lady Marianne

     

    PS, on peut jouer au jeu des différences entre les deux sœurs, non elles en sont pas totalement identiques...

     


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    Le tableau du samedi - "maternité" : une Vierge à l'enfant du XIVe

    Bibliothèque d'Avignon IRHT_056307-p 

     Pierre de Luxembourg vénère la Vierge à l'enfant, enluminure du XIVe siècle.

    Pour contribution au thème de cette semaine du challenge "le tableau du samedi" sur le blog de Lady Mariannesur le thème "maternité ou autre".


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    Le tableau du samedi : animaux - ici dans les détails

     

    Musée de Valence, détail d'une nature morte du peintre Augustin Bouquet, seconde moitié du XVIIe siècle, "corbeille de fruits" Huile sur bois.

    Comme souvent dans la lignée des peintres hollandais, de petits animaux se glissent dans le tableau.

    Participation au challenge "le tableau du samedi", sur le thème des animaux, chez Lady Mariane

     


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  • Albrecht Dürer Melancolia

    Albrecht Dürer tient une place de premier plan dans mon musée idéal. Il est sans doute l'un des créateurs les plus doués de toute l'histoire de l'art, et son œuvre est d'une exceptionnelle dextérité et dans le même temps d'une grande force.

    Il a particulièrement excellé dans le domaine de la gravure et celle-ci est sans doute sa plus connue. Une précision sans équivalent, Dürer fait flamboyer le gothique allemand au moyen de scalpels. Il est  intemporel car il traite des sujets qui intéressent l'homme de toute éternité et comme ici avec la mélancolie – humeur de la bile noire – il aborde l'ensemble du sujet, toute la symbolique, mais aussi l'attitude, et que dire du chien... Cette image est toujours emblématique, encore aujourd'hui on n'a pas vraiment trouvé mieux pour représenter ce fléau.

     L’illustration est prise dans Wikipedia, ICI, où l'on peut trouver aussi des pistes sur les interprétations de tous les symboles présents dans cette gravure, mais ce n'est pas mon sujet.

    « Melencolia I ou La Melencolia est le nom donné à une gravure sur cuivre d'Albrecht Dürer datée de 1514. Le titre est pris de l'œuvre où il apparaît comme un élément de la composition. Melencolia I est souvent considéré comme faisant partie d'une série, Meisterstiche, comprenant également Le chevalier, la mort et le diable (1513) et Saint Jérôme dans sa cellule (1514). Cette œuvre d'une richesse symbolique exceptionnelle a été l'objet d'un nombre considérable d'études ».

     

     

     


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  • Dessin à l’huile et aquarelle sur papier collé sur carton, de 41,3cm sur 30,5 cm - 1922
    Museum of Modern Art, New York, États-Unis

    Ce tableau fait penser aux Shadoks, cette regrettée série qui hante toujours nos mémoires et fait référence dans le "gentil" petit monde de l'humour décalé.


    Les Shadoks, je pense, doivent beaucoup à Paul Klee, et ce qui suit le démontrera si besoin est.  Le titre étrange de l’œuvre : « Gazouillis » ou la « machine à gazouiller » quoi de plus naïf et enfantin que le gazouillis ? Et pourtant tout est toujours faussement naïf chez ce peintre. Que nous propose Klee, sinon inventer des machines qui servent à quelque chose: à fabriquer du rêve et du plaisir. ? Le regard est incisif derrière cette ingénuité feinte car, non ce n'est pas du rêve que nous fabriquons.L'analyse que j'ai trouvée rapproche deux œuvres contemporaines, et qui ont pour thème la machine, c'est bien tout ce qu'elles peuvent avoir en commun : celle-ci et « la  mariée mise à nu par ses célibataires » de Duchamp (qui n'a pas exposé que des urinoirs).

    « Comme c’était habituel chez Klee, le tableau a été fini, puis soigneusement nommé, numéroté et répertorié. Fait, pris en compte dans son unicité, soigné : bien langé et dorloté, pourrions nous penser.
    Son thème est poétique et enfantin : il est question d’oiseaux, de gazouillis. Le tableau est fait fondamentalement à l’aide de deux couleurs : bleu, rose, couleurs traditionnellement attribuées aux bébés garçons et filles, ce qui renforce la sensation de tendresse et innocence. Il dégage un lyrisme très typique de Klee dont le caractère fantastique et onirique contient une touche d'étrangeté et d’inquiétude. Il y a en effet quelque chose de troublant dans le mélange intime entre l’inanimé et le vivant. C’est probablement cette tension subtile agissant dans l’œuvre, ce conflit implicite, qui empêche le tableau de tomber dans la mièvrerie. Deux séries thématiques se confrontent : d’un côté, les oiseaux qui gazouillent suggèrent la tendresse, la douceur, la fragilité désarmante du vivant. D’autre côté, la machine avec ses traits nets et droits renvoie à un monde mécanique, métallique, inanimé voire déshumanisé. La même opposition apparaît au niveau chromatique : dans la partie supérieure, le ciel rose tendre à gauche évoque la chaleur du soleil alors que les tonalités plus foncées à droite suggèrent la nuit, l’orage peut-être. Les tâches sombres disséminées sur le tableau salissent le fond bleu, elles font d’ailleurs penser à une menace contaminant la tranquille innocence bleue des oiseaux qui gazouillent. Parallèlement, le rose sur la machine, tout en contribuant au niveau plastique à équilibrer le tableau, adoucit la dureté de la machine, tout comme le trait ondulé. »

    Extraits d'un colloque au Centre Paul Klee, Berne, 23 septembre 2005
    SSPsa, Sigmund-Freud-Zentrum Bern) communication de Adela ABELL, sur le thème : « Marcel Duchamp et Paul Klee :deux positions différentes face à la destructivité et l’effroi

     Article publié en 2008 dans "Encrer le Monde" repris intégralement ici, la comparaison avec les Shadocks a été reprise par d'autres blogs tant c'est une évidence.


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